Le ministre égyptien des Affaires étrangères avertit d’une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran : la prochaine ronde sera plus destructrice.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel‑Atti, s’est exprimé lors d’une conférence de presse à Nicosie, à Chypre, le 5 septembre 2025 (archive – Reuters) (Al‑Sada – Le Caire) – Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel‑Atti, a mis en garde contre les conséquences de toute nouvelle escalade…

D'après les sources officielles, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel‑Atti, s’est exprimé lors d’une conférence de presse à Nicosie, à Chypre, le 5 septembre 2025 (archive – Reuters) (Al‑Sada – Le Caire). Il a mis en garde contre les conséquences de toute nouvelle escalade dans le conflit entre les États‑Unis et l’Iran, exprimant l’inquiétude de son pays que la prochaine phase puisse être plus destructrice et entraîner davantage de pertes sans aboutir à des résultats politiques concrets. « Toute nouvelle vague d’escalade serait plus dangereuse et plus destructrice », a déclaré Abdel‑Atti, participant au sommet du dialogue sécuritaire organisé par l’Institut international d’études stratégiques à Manama, au Bahreïn, samedi.
Il a souligné la nécessité de tirer les leçons des affrontements précédents. Le quotidien « Al‑Chark Al‑Awsat » a rapporté que le ministre égyptien a confirmé que l’escalade ne mènerait à aucun résultat, rappelant les risques liés à la reprise des combats entre les deux parties, alors que les efforts visant à instaurer un cesse‑feu durable et à parvenir à des accords stables peinent à aboutir. Les propos d’Abdel‑Atti interviennent alors que les effets de l’accord provisoire conclu en juin dernier persistent, l’accord n’ayant pas permis d’instaurer un cesse‑feu permanent, ni de rétablir la navigation et le transport maritime dans le détroit d’Hormuz à la normale.
Dans le cadre des démarches diplomatiques, l’Iran a proposé de lever le blocus américain de ses ports en échange de la réouverture du détroit dans un délai de sept jours. Par ailleurs, les médiateurs qataris sont retournés à Téhéran vendredi, dans une nouvelle tentative de rapprocher les positions des deux parties. Les négociations restent toutefois confrontées à des désaccords sur l’ordre du jour, notamment quant à la priorité de la reprise des pourparlers nucléaires ou au lancement d’un allègement du blocus et des sanctions imposées aux exportations pétrolières iraniennes.
Ces évolutions reflètent la fragilité persistante du calme actuel, le lien étroit entre la sécurité de la navigation dans le détroit d’Hormuz et le cours du conflit politique et militaire entre Washington et Téhéran, ainsi que les répercussions potentielles de toute nouvelle perturbation, qui dépasseraient les deux belligérants pour affecter le commerce, l’énergie et l’économie mondiaux. L’appel du ministre égyptien des Affaires étrangères à éviter l’escalade s’inscrit dans un contexte d’avertissements régionaux croissants quant à l’élargissement du conflit, et souligne la nécessité de privilégier la voie diplomatique afin d’éviter une nouvelle phase dont le coût sécuritaire et économique serait supérieur à celui des précédentes.