Menaoula sur la poésie hassanie (2) tirée des textes de Gharz Ould Belghammeh El Diliemi
(premier document) Ouverture : comme je vous l’avais promis, je publierai l’un des textes complets de Gharz Ould Belghama, avec des explications linguistiques et des notes complémentaires brèves. J’espère qu’avec cela je pourrai contribuer à l’enrichissement et à l’ajout dans les fouilles de la poésie hassania, et répondre à ses problématiques…

Il ressort que (Le premier document) Introduction: comme je vous l’ai promis, je publierai le texte complet de « Gharz Ould Balghama », accompagné de brèves explications linguistiques et de notes complémentaires. J’espère ainsi contribuer à l’enrichissement des fouilles de la poésie hassania et répondre aux questions de recherche majeures qui entourent ses débuts connus. Je mets ce texte à disposition, pour la première fois, aux chercheurs et aux passionnés d’histoire de ce phénomène littéraire remarquable, exprimé avec sincérité, chaleur et beauté… par les locuteurs de la hassania (Laghna).
Voici ce texte rare, qui, je l’espère, aidera à fournir une source fiable aux études littéraires tant attendues. **Texte** **Premier passage**: « Nisbik, au nom de Dieu le Tout‑Miséricordieux, je prononce mes paroles avec dignité devant mon maître… » (Nisbik: « au nom de », « maître »: « maître », « mali »: « maître », « mali »: « maître »). **Deuxième passage**: « J’organise, de la part de Sidi Ak‑Nân, l’ordre de la créativité, l’ordre de ce qui est trouvé, l’ordre de la nouveauté » (Ak‑Nân: pluriel de « ken », le refuge et l’abri préservés; « tafnan »: se perfectionner; « mah talqân »: « je ne l’ai pas dit, nous l’avons reçu d’autrui »; « nâshiyah »: « je suis créatif »).
**Troisième passage**: « Nous louons le sultan, il est heureux, nous louons le garant de la justice, il descend sur lui » (houk: « là‑bas, à côté », « azmin »: le garant, chef des chefs; « nazil ‘alayh »: « il s’est incliné devant lui, il a confirmé mon éloge »). **Quatrième passage**: « Il se divise pour le chaos, il tranche les crêtes avec l’épée du loué, il occupe une haute position, il ressent avec ses deux oreilles » (tiksâm: section, fente; al‑hichân: ce qui apparaît dans le poème en fragments; « rağb al‑shân »: haute importance; « ḥiss wa dhunayh »: son ressenti à travers ses oreilles, à cause de son rang élevé). **Cinquième passage**: « Généreux, le bienfaiteur des Arabes, le flot du champ, il remercie chaque être humain qui le récompense » (lu: « si », « sil‑miyân »: un flot puissant qui recouvre la terre).
**Sixième passage**: « Je suis revenu à l’endroit où la mer s’étend, où l’eau est claire et limpide » (mad‑l‑mélân: « marée », « ma yshîân »: « clair, non trouble »). **Septième passage**: « Et sinon, le puits d’eau abondante, le terrain sablonneux entre Tagant, Afṭôt, Adrar et Amštîl, au sud‑ouest de la Mauritanie, les équipes des voyageurs, les nomades, boivent de cette source en abondance, comme si le loué était une mer ou une source généreuse ». **Huitième passage**: « Il est plus grand que vous, le poète, le serviteur humble, le modeste qui ne se proclame pas prince ».
**Neuvième passage**: « Des livres du Coran, les voisins entre ses mains, les poètes de Hassania le louent ». **Dixième passage**: « Si le vent souffle, il accélère, les cavaliers s’élancent, ils s’échauffent ». **Onzième passage**: « Le tambour retentissant, les nomades, les jeunes lions de la joie, son esprit s’en empare ».
**Douzième passage**: « Le faucon des aigles, le prince, l’oiseau de proie, le faucon femelle, la rapidité du cheval, il parcourt le chemin comme un hérisson ou un blaireau qui creuse la grotte, comparant la vitesse de ses deux jambes à celle d’un cheval ». **Treizième passage**: « Il se tortille comme un serpent, il entraîne chaque troupeau de lait, le lait du bœuf, il les entraîne ». **Quatorzième passage**: « Le cheval devient grand (puissant) jusqu’à fixer sa couleur finale, c’est une étape de la maturité du cheval; il le poursuit, le cheval et lui ».
**Quinzième passage**: « Les hommes s’appuient sur les Arabes, ils avancent au milieu de la fumée, ils le poussent ». **Seizième passage**: « Rouge comme les couleurs des personnes, les crayons du Coran, leurs oreilles ». **Fin du premier texte de Gharz Ould Balghama**.
**Notes brèves sur le texte** 1. Le texte décrit le louangeur, Ould Mohamed, fils d’Abdallah Al‑Barkani, selon la tradition qui accompagne la narration: il est généreux, combattant, protecteur de la ville de Dhamar, et monte son cheval décrit avec toutes les qualités de la noblesse, de la rapidité, de la beauté et de la vitalité. 2.
Source du texte: le grand artiste et écrivain de référence: El Moctar Ould Midah, décédé le 22 mai 1988. 3. Le document est une enregistrement audio.
4. Forme du texte: poésie structurée selon le modèle « tal‘a » quaternaire de la Hassania, avec trois « ḥamr » et une « kaṣra ». C’est l’origine de la forme sextuple actuelle.
5. Le dessin en Hassania s’appelle « muhâka »: une imitation d’un type de course de chameaux, composée de six et trois mouvements successifs dans chaque « tal‘a » quaternaire, avec l’unité de la rime en « ḥ‑r » (lettre nûn) et les césures en « h‑a » (lettre hâ). Cette règle est respectée dans tous les passages.
6. La langue du texte est la Hassania, dérivée intégralement de l’arabe classique, avec quelques termes aujourd’hui désuets. 7.
La nature du poème est chantée, revêtant un caractère épique comme dans les « athîdîn », qui visaient à flatter les princes et à les gagner à la cause du loué. D’autres poèmes de Gharz seront publiés ultérieurement avec de courts commentaires, dans un but purement documentaire et descriptif.