La banque centrale augmente le taux d'intérêt à 7,25 % pour contenir l'inflation.
La Banque centrale mauritanienne a annoncé la hausse du taux d’intérêt directeur ainsi que l’augmentation du taux de réserves obligatoires, afin de faire face aux pressions inflationnistes croissantes dans le pays. Selon le procès‑verbal de la réunion du Conseil de politique monétaire, il a été décidé d’augmenter le taux d’intérêt…
Selon les dernières informations, la Banque centrale mauritanienne a annoncé la hausse du taux d’intérêt directeur ainsi que l’augmentation du taux de réserves obligatoires, afin de faire face aux pressions inflationnistes croissantes dans le pays. Selon le procès‑verbal de la réunion du Conseil de politique monétaire, il a été décidé d’élever le taux d’intérêt directeur de 50 points de base, le portant à 7,25 % au lieu de 6,75 %. Le conseil a également approuvé une forte hausse du taux de réserves obligatoires des banques de 700 points de base, le faisant passer de 8 % à 15 %, dans le but d’absorber l’excédent de liquidités structurelles.
Ces décisions interviennent après que l’inflation a enregistré une accélération notable, atteignant 9,3 % en glissement annuel en septembre 2026, dépassant les prévisions antérieures. La banque centrale a attribué cette hausse principalement aux prix des produits alimentaires, qui ont contribué de 6,8 points à l’inflation, ainsi qu’à l’élargissement de l’inflation de base pour inclure des denrées non périssables. Le conseil a souligné que cette situation a conduit à des taux d’intérêt réels négatifs proches de –2,5 %, affaiblissant la transmission de la politique monétaire.
La banque a mis en garde contre les risques liés à la hausse des prix mondiaux de l’énergie, le prix du brut Brent s’élevant à 114,62 $ le baril, ce qui menace d’augmenter les coûts de transport et l’inflation importée. Elle a également attiré l’attention sur la volatilité des prix alimentaires à l’échelle mondiale et la poursuite de la tendance haussière des prix du riz, ainsi que sur les effets de la récente hausse du dollar face à l’euro sur le coût des importations. Malgré ces défis, la Banque centrale a affirmé que l’économie nationale maintient une croissance solide, estimée à 5,2 % en 2026.
Le conseil a réitéré, à l’issue de sa réunion, son engagement à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver la stabilité des prix, ancrer les anticipations inflationnistes et renforcer la confiance dans la monnaie nationale.