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Somalie : l’ONU ferme sa mission politique après plus de trente ans, en pleine querelle électorale

La Mission de transition des Nations unies en Somalie (UNTMIS) a cessé ses opérations samedi 31 octobre. Son départ, réclamé par le gouvernement fédéral, met fin à plus de trois décennies de présence ...

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D'après les sources officielles, la Mission de transition des Nations unies en Somalie (UNTMIS) a cessé ses opérations samedi 31 octobre. Son départ, réclamé par le gouvernement fédéral, met fin à plus de trois décennies de présence politique onusienne dans le pays, au moment où l’organisation des élections de 2027 divise la classe politique somalienne. La fermeture conclut une transition de deux ans fixée par les résolutions 2753 (2024) et 2809 (2025) du Conseil de sécurité.

Mogadiscio avait demandé en mai 2024 la fin de la mission, au nom de ses « priorités stratégiques ». Lors d’une cérémonie d’adieu organisée lundi dans la capitale, le vice-Premier ministre Saleh Ahmed Jama a parlé d’un « jour de victoire », affirmant que la Somalie sortait de « l’ère de la transition ». Le chef par intérim de la mission, Raisedon Zenenga, a assuré que la clôture ne signifiait pas la fin du soutien de l’ONU.

Qui reprend le relais Les tâches de l’UNTMIS – appui à la construction de l’État, à la révision constitutionnelle et aux élections – reviennent désormais aux institutions somaliennes. Les agences, fonds et programmes de l’ONU restent sur place, sous l’autorité du coordonnateur résident George Conway. Le bureau d’appui des Nations unies (UNSOS) continue d’assurer la logistique des troupes de l’Union africaine, dont le mandat court jusqu’au 31 décembre 2026, sans financement garanti au-delà.

L’ESSENTIEL Fin des opérations de l’UNTMIS: 31 octobre 2026 Législatives prévues le 15 avril 2027, présidentielle le 15 mai 2027 Dialogue national convoqué à Mogadiscio du 14 au 18 novembre Le départ intervient sur fond de crise politique. La commission électorale a fixé le 15 octobre le calendrier des scrutins de 2027, rejeté par l’opposition. Le Puntland ne reconnaît plus le gouvernement fédéral depuis les amendements constitutionnels de 2024, et le Jubaland refuse de coopérer avec lui depuis fin 2024.

L’ancien président Sharif Cheikh Ahmed a saisi la Cour suprême pour faire annuler ces amendements. Les shebab, liés à Al-Qaïda, poursuivent par ailleurs leurs attaques contre l’armée. Le président Hassan Cheikh Mohamoud a invité ses opposants à des pourparlers nationaux à Mogadiscio du 14 au 18 novembre; les principales formations n’ont pas encore confirmé leur participation.

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