Le syndicat des journalistes mauritaniens appelle les autorités à renforcer la protection des journalistes.
Nouakchott – Le réseau d’information Al-Moraqib a appelé le syndicat des journalistes mauritaniens ainsi que les autorités publiques à renforcer la protection des journalistes, à garantir l’égalité des chances entre les organes de presse dans la couverture des activités officielles et à mettre fin à la saisie du matériel des médias.

Il ressort que nouakchott – Le réseau d’information Al-Muraqib a appelé le syndicat des journalistes mauritaniens et les autorités publiques à renforcer la protection des journalistes, à garantir l’égalité des chances entre les organes de presse dans la couverture des activités officielles, et à mettre fin à la saisie du matériel de travail journalistique ainsi qu’aux pressions exercées sur les médias. Le syndicat a souligné, dans un communiqué publié ce lundi à l’occasion de la Journée internationale pour la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes, la nécessité de respecter les garanties légales lors de la convocation des journalistes, de faciliter l’accès à l’information et de renforcer l’indépendance des institutions médiatiques. Il a insisté sur le fait que la protection des journalistes ne signifie pas leur accorder une immunité de la loi, mais garantir qu’ils ne soient pas victimes d’agressions ou de pressions du fait de l’exercice de leurs fonctions, réaffirmant son engagement à défendre leurs droits et leur dignité, et à intensifier le dialogue avec les autorités afin de corriger les déséquilibres qui affectent la profession.
Texte du communiqué: « Au nom de Dieu, le Tout‑Miséricordieux, le Très‑Miséricordieux, Le syndicat des journalistes mauritaniens, à l’occasion de la Journée internationale pour la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes, le 2 novembre, rend hommage aux journalistes qui ont perdu la vie ou ont été agressés du fait de l’exercice de leur métier, partout dans le monde. Il exprime sa solidarité avec les familles des victimes, leurs collègues et tous les professionnels des médias qui font face à des risques et à des défis pour transmettre la vérité et servir le droit des sociétés à l’accès à l’information. Le syndicat affirme que la commémoration de cette journée ne doit pas se limiter à se souvenir des victimes, mais doit constituer un moment de renouveau de l’engagement à protéger les journalistes partout dans le monde, à lutter contre l’impunité et à renforcer les garanties légales et professionnelles qui leur permettent d’accomplir leur mission en toute liberté, indépendance et sécurité.
Dans notre pays, où le paysage médiatique a connu, ces dernières années, une diversification des organes et des plateformes, la pratique journalistique continue de faire face à de nombreux défis qui exigent une réponse rapide et sérieuse. En tête de ces défis figurent la dilution de la profession, la garantie de la sécurité des journalistes lors des couvertures de terrain, l’égalité des chances entre les organes de presse publics et privés dans la couverture de certaines activités officielles, et le respect de l’indépendance du travail journalistique. Le syndicat a constaté, au cours de la période récente, des cas de saisie du matériel et des outils de travail de certains journalistes lors de couvertures de terrain.
De telles pratiques doivent être rejetées et traitées juridiquement afin d’assurer la protection des journalistes, la sauvegarde de leur dignité et le respect de leurs droits professionnels. Le syndicat note également la persistance de difficultés rencontrées par les médias indépendants pour couvrir certaines activités officielles, ce qui soulève des questions quant aux critères d’accès aux opportunités de couverture et au respect du principe d’égalité entre les médias indépendants et les médias officiels dans la couverture des grands événements du pays. Il souligne la nécessité d’adopter des procédures claires et transparentes garantissant l’absence de discrimination entre eux.
Le syndicat déplore le recours à la convocation de certains journalistes dans les postes de police pour les interroger sur le contenu de leurs publications, parfois en dehors des heures de travail. Cela nécessite la clarification du cadre juridique et des procédures encadrant ces convocations, ainsi que le respect des droits des journalistes, afin que les enquêtes ne deviennent pas un moyen de restreindre la liberté du travail journalistique, d’influencer les sources d’information ou de ternir l’image des libertés dans le pays. Le syndicat insiste sur le fait que la mise en cause des journalistes, le cas échéant, doit se faire dans le cadre de la loi, en respectant les garanties liées à la liberté d’expression et au travail médiatique, en distinguant la pratique journalistique professionnelle des actes pouvant constituer des infractions légales.
Le tribunal compétent doit rester la référence pour le règlement des litiges, tout en veillant à accélérer les procédures judiciaires et à protéger les droits des journalistes dans les cas nécessitant un suivi. Sur la base de sa responsabilité syndicale et professionnelle, le syndicat des journalistes mauritaniens appelle les autorités publiques et les parties concernées à: 1. Protéger les journalistes et leur matériel lors des couvertures de terrain, en mettant en place des dispositions claires garantissant la sécurité des médias et empêchant toute agression ou saisie de leurs outils, et en restituant tout matériel saisi sans fondement juridique.
2. Garantir l’égalité des chances de couverture médiatique, en adoptant des critères professionnels transparents permettant aux médias indépendants sérieux d’accéder aux grandes activités officielles du pays et de les couvrir. 3.
Respecter les garanties légales lors de la convocation des journalistes, en précisant les bases juridiques des convocations relatives à des contenus publiés, en tenant compte de la nature du travail journalistique et de ses horaires, et en veillant à ce que les mesures de sécurité ne soient pas utilisées comme moyen de pression, d’intimidation ou de restriction de la liberté d’expression. 4. Renforcer les garanties légales de la liberté de la presse, en poursuivant le développement du cadre législatif et réglementaire assurant l’indépendance des organes de presse, protégeant les journalistes contre les agressions et les pressions, et garantissant le respect de leur droit d’exercer leur métier.
5. Faciliter l’accès à l’information, en activant les garanties légales et institutionnelles qui permettent aux journalistes d’obtenir les informations et données officielles, condition indispensable à une presse professionnelle et indépendante, et au respect du droit des citoyens à la connaissance. 6.
Renforcer le dialogue et la concertation avec le syndicat des journalistes mauritaniens et les représentants des médias sérieux du pays, afin de lutter contre la dilution de la profession, de mettre en place des mesures améliorant le climat de travail journalistique et de corriger les déséquilibres qui entravent l’exercice de la profession. Le syndicat réaffirme que la protection des journalistes ne signifie pas leur accorder une immunité de la loi, mais garantir qu’ils ne subissent ni agressions ni pressions du fait de l’accomplissement de leurs devoirs professionnels, et leur permettre d’exercer leurs droits et responsabilités dans un environnement respectueux du droit, de la liberté d’expression et du pluralisme médiatique. Il renouvelle son engagement ferme au principe de concertation et de coordination avec les autorités publiques pour résoudre les problèmes et les abus auxquels les journalistes sont confrontés, afin de préserver l’image du pays, de protéger les acquis, tout en assurant un suivi rigoureux des violations touchant les journalistes, de défendre leurs droits et leur dignité, et de coopérer avec les instances nationales et internationales chargées de la liberté de la presse et de la sécurité des médias, dans le but d’instaurer un environnement médiatique indépendant, sûr et responsable.
Mettre fin à l’impunité n’est pas seulement une revendication des journalistes, c’est une garantie du droit de la société à la connaissance, une protection de la liberté d’expression et le renforcement de la primauté du droit. Nouakchott, 2 novembre 2026 »