Pauvreté : un Mauritanien sur quatre vit sous le seuil monétaire, le taux recule à 25,7 % en six ans
La pauvreté monétaire a reculé de 2,5 points en Mauritanie entre 2019 et 2025, pour s’établir à 25,7 % de la population. Les résultats définitifs de l’Enquête permanente sur les conditions de vie des ...

D'après les sources officielles, la pauvreté monétaire a reculé de 2,5 points en Mauritanie entre 2019 et 2025, pour s’établir à 25,7 % de la population. Les résultats définitifs de l’Enquête permanente sur les conditions de vie des ménages (EPCV) 2025-2026, réalisée par l’ANSADE, ont été présentés lundi 2 novembre à Nouakchott par le ministre des Affaires économiques et du Développement, Mohamedou Ahmedou M’Haimid. L’extrême pauvreté suit la même pente: elle concerne désormais 11,2 % des Mauritaniens, contre 12,8 % six ans plus tôt.
La pauvreté multidimensionnelle, qui mesure les privations d’accès à l’éducation, à la santé ou à l’eau, reste très élevée mais baisse de quatre points, de 58,7 % à 54,7 %. L’ESSENTIEL Pauvreté monétaire: 28,2 % → 25,7 % (2019-2025) Extrême pauvreté: 12,8 % → 11,2 % Ménages raccordés à l’eau à domicile: 39,4 % → 52,6 % Écoles, maternités et robinets Les progrès les plus nets concernent les services de base. Le taux brut de scolarisation au primaire grimpe de 79,9 % à 96,1 %, celui du secondaire de 31,9 % à 36,8 %.
La part des accouchements assistés par un personnel qualifié passe de 73 % à 82,7 %, et la couverture par une assurance maladie de 6,4 % à 11,9 % de la population. Plus d’un ménage sur deux dispose désormais d’un robinet à la maison. Le ministre a qualifié ces résultats de « globalement encourageants », tout en prévenant qu’ils ne doivent pas « occulter les défis » restants.
Il a évoqué des « signes » de réduction des inégalités, sans avancer de chiffre. Le représentant de la Banque mondiale, Ibou Diouf, ainsi que les ministres de l’Éducation et de la Santé assistaient à l’atelier. Ces gains ont été enregistrés sur une période de forte inflation: selon les données présentées, les prix à la consommation ont augmenté de 30,6 % et ceux des produits alimentaires de 42,6 %.
La hausse des prix atteignait encore 9,3 % sur un an en septembre, d’après l’ANSADE, et la Banque centrale a relevé son taux directeur à 7,25 % fin octobre. L’enquête doit servir de référence au troisième plan d’action de la Stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée, en cours de préparation.