Départ de la MINURSO : les autorités mauritaniennes demandent aux habitants du Nord de s’éloigner de la frontière
Les autorités administratives du nord de la Mauritanie ont appelé mercredi 4 novembre les populations des zones frontalières du Sahara occidental à rentrer à l’intérieur du territoire national et à s’...

D'après les sources officielles, la consigne intervient alors que la mission de l’ONU, la MINURSO, a commencé à quitter la région après la fin de son mandat. Éleveurs et nomades en première ligne Selon l’agence Al Akhbar, les hakems des moughataas frontalières, en particulier dans la wilaya de Dakhlet Nouadhibou, ont multiplié les contacts avec les habitants de la zone désertique. Les consignes sont simples: ceux qui se trouvent de l’autre côté doivent revenir sans délai, chacun doit s’assurer qu’il est bien en territoire mauritanien, et les secteurs dont le tracé est incertain doivent être évités.
Les éleveurs, les bergers et les populations nomades sont particulièrement visés, de même que les chercheurs d’or qui sillonnent le désert. Une partie des avertissements a circulé sous forme de messages vocaux sur WhatsApp. Ces messages relaient les instructions des responsables de la moughataa de Chami et du centre administratif de Tmeimichatt, qui appellent à « la prudence et la vigilance ».
À ce stade, le gouvernement mauritanien n’a publié aucune déclaration officielle sur ces mesures ni sur l’évolution du dossier du Sahara occidental. L’ESSENTIEL Zones concernées: Dakhlet Nouadhibou, Chami, Tmeimichatt Mandat de la MINURSO expiré le 31 octobre 2026 La mission comptait 359 personnels civils et militaires en juin Un cessez-le-feu sans observateurs Le 30 octobre, le Conseil de sécurité n’a pas renouvelé le mandat de la MINURSO. La Russie a mis son veto au projet de résolution américain, soutenu par onze des quinze membres, puis le texte russe concurrent a été rejeté à son tour.
Créée en 1991, la mission surveillait le cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario. Avec son départ, la longue frontière nord de la Mauritanie, où se trouvent des pâturages et des sites d’orpaillage, n’est plus surveillée par des observateurs internationaux. Nouakchott n’a pas annoncé de mesure nationale à ce stade.
Le ministre de l’Intérieur a présenté mercredi au Conseil des ministres un point sur la situation intérieure.