Politique·

En raison de l’exploration aurifère… tension diplomatique entre la Guinée et le Burkina Faso.

Ibrahim Al‑Harim – Sahara Media : le ministre de la Sécurité du Burkina Faso, Mohamedou Sana, a déclaré que le traitement réservé aux ressortissants de son pays par les autorités ghanéennes était « déplorable », et qu’il ne reflétait pas la nature des relations entre les deux États amis. Les propos du ministre…

SM
Sahara MediasTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, ces propos du ministre burkinabé ont été tenus lors d’une visite à Bamako, où le président de transition Ibrahim Traoré l’a chargé de suivre la situation des citoyens burkinabés expulsés par la Guinée des zones minières de Sigiri, au nord‑est du pays, et d’organiser leur retour « dans des conditions préservant leur dignité », selon ses mots. Sana a indiqué que les autorités guinéennes n’avaient pas informé leurs homologues du Burkina Faso et du Mali au préalable, soulignant la réception d’informations sur des blessés parmi leurs ressortissants, dont certains victimes de tirs, et qualifiant le traitement subi de « dur et inhumain ». Aucun communiqué officiel direct de Conakry n’a été publié à ce sujet jusqu’à jeudi.

La Guinée avait, le 2 novembre, décrété une interdiction de « l’exploitation anarchique et des activités de prospection artisanale illégale de l’or » dans la région de Sigiri. Le gouvernement a justifié cette mesure, dans un communiqué conjoint de plusieurs ministères, par les risques que ces activités font peser sur l’environnement et les terres agricoles. Les autorités ont alors déployé des forces de sécurité et des éléments de l’armée, installé des postes de contrôle dans les zones concernées, dans le cadre de leur campagne contre l’orpaillage illégal à Sigiri.

Elles ont précisé que ces mesures visaient les contrevenants, quel que soit leur nationalité, et que les résidents en situation irrégulière seraient soumis à des procédures légales. Dans le même temps, le gouvernement a limogé des centaines de responsables locaux et administratifs, les accusant de faciliter l’orpaillage illégal et de collaborer avec les contrevenants. La Guinée estime que près de 45 000 Burkinabés résident sur son territoire, la plupart travaillant dans l’orpaillage artisanal.

Dans le cadre du rapatriement de ses ressortissants, les autorités burkinabées ont mis à disposition une centaine d’autocars, tandis que plusieurs centaines d’entre eux ont déjà atteint les zones frontalières entre le Mali et la Guinée. Cette campagne intervient quelques jours après l’inauguration, par le président guinéen Mamadi Doumbouya, de la raffinerie de Nimba à Conakry, dans le cadre de la volonté du pays d’organiser le secteur de l’or et de le raffiner localement. Parallèlement, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Maurice Koyati, a convoqué les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques à une réunion à Conakry, ce jeudi, afin d’examiner les relations bilatérales.

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