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Sept années de gouvernance : au-delà des controverses, le rendez-vous avec l'Histoire

Pour la seconde fois depuis son accession à la magistrature suprême, le président Ghazouani s’est livré au jeu des questions-réponses avec la presse. La première fois, c’était en 2020, mais...

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Selon les dernières informations, l'éducation représente un autre pilier majeur de cette gouvernance. L'École républicaine ne constitue pas seulement une réforme administrative; elle traduit un véritable projet de société. Elle ambitionne de former des citoyens partageant un socle commun de connaissances et de valeurs, tout en consolidant l'unité nationale.

Dans cette logique, l'introduction progressive de l'enseignement du pulaar, du soninké et du wolof aux côtés de l'arabe marque une évolution importante. Loin d'affaiblir la République, cette réforme reconnaît officiellement la richesse linguistique de la Mauritanie et fait de sa diversité culturelle un levier de cohésion nationale. Le gouvernement a également engagé des mesures concrètes en faveur des enseignants.

La création d'un fonds de logements leur est destinée afin d'améliorer leurs conditions de vie et de renforcer l'attractivité du métier. Investir dans les enseignants, c'est investir dans l'avenir même de la nation. Les infrastructures scolaires progressent également.

Dans la première phase du programme d'urgence de modernisation de Nouakchott, 1 500 salles de classe ont été construites ou réhabilitées. La deuxième phase prévoit encore 510 nouvelles salles de classe, deux internats, six jardins d'enfants et plusieurs établissements spécialisés. La santé n'est pas en reste.

La première phase du programme de Nouakchott a permis la construction, la rénovation ou l'équipement de 28 centres de santé, tandis que la deuxième phase prévoit notamment un grand centre de maternité, des centres de dialyse, un centre spécialisé pour les grands brûlés et un établissement consacré à la santé mentale. Le lancement du Programme d'urgence pour la modernisation de Nouakchott, doté de 5,7 milliards MRU, constitue l'une des initiatives les plus structurantes du second mandat. Il prévoit notamment 164 kilomètres de routes, 150 kilomètres de réseaux électriques, 215 kilomètres d'éclairage public, 36 sous-stations électriques et des investissements importants dans l'eau, l'assainissement, les infrastructures sportives et les équipements collectifs.

Une nouvelle influence À cette initiative s'ajoute le Programme prioritaire de généralisation de l'accès aux services nécessaires au développement local (PS2A), doté de 26,4 milliards MRU, qui prévoit 7 000 interventions multisectorielles dans les wilayas afin de rapprocher les services essentiels des citoyens et de réduire les disparités territoriales. Le gouvernement a également entrepris de répondre à plusieurs revendications anciennes. La régularisation de nombreux collaborateurs des médias publics et d'agents de la SOMELEC marque une volonté de mettre fin à des situations de précarité qui duraient parfois depuis des décennies, tout en renforçant le service public.

Sur le plan diplomatique, les résultats sont tout aussi significatifs. La présidence de l'Union africaine a consacré le rôle croissant de la Mauritanie sur le continent. L'élection de Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque africaine de développement, la nomination de Zein Ould Zeidane à de hautes responsabilités au Fonds monétaire international et la présence accrue de cadres mauritaniens dans les organisations internationales illustrent cette nouvelle influence.

Cette reconnaissance internationale s'est matérialisée par une distinction particulièrement symbolique: le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a été élevé à la dignité de l'Ordre de la Pléiade, la plus haute distinction de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie. Cette décoration récompense les personnalités qui incarnent les valeurs de paix, de dialogue, de coopération et de rapprochement entre les peuples francophones. Naturellement, personne ne peut sérieusement prétendre que tous les défis ont été relevés.

L'emploi des jeunes, le pouvoir d'achat, la qualité de certains services publics et la diversification de l'économie demeurent des chantiers majeurs. Mais un débat démocratique honnête exige de reconnaître une évidence: il existe une différence fondamentale entre dire qu'il reste beaucoup à accomplir et affirmer que rien n'a été accompli. Les grandes nations ne s'évaluent jamais à la hauteur des polémiques qu'elles traversent, mais à la solidité des fondations qu'elles laissent aux générations futures.

Lorsque les discours se seront dissipés, lorsque les querelles partisanes auront rejoint les archives et que le tumulte de l'actualité aura laissé place au regard serein de l'Histoire, il restera une seule réalité: les écoles qui auront formé des citoyens, les langues nationales qui auront trouvé leur place dans la République, les enseignants mieux considérés, les familles protégées par les filets sociaux, les villes transformées par les programmes d'urgence, les travailleurs réhabilités dans leurs droits, les routes qui auront relié les territoires, les centres de santé qui auront sauvé des vies et une Mauritanie dont la voix comptera davantage en Afrique et dans le monde. Car, en définitive, les discours appartiennent aux hommes politiques; les réalisations appartiennent à la Nation. Et c'est toujours la Nation qui a le dernier mot.

Tandia Moussa Copyright-2014

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