Forum des diasporas mauritaniennes : « une nouvelle ère », promet l’État
Forum des diasporas : « une nouvelle ère », promet l’État. Ceux de l’extérieur attendent de voir Invités pour la première fois à Nouakchott, les représentants des Mauritaniens de l’étranger ont...

D'après les sources officielles, forum des diasporas: « une nouvelle ère », promet l’État. Ceux de l’extérieur attendent de voir Invités pour la première fois à Nouakchott, les représentants des Mauritaniens de l’étranger ont pris acte de la promesse d’une « nouvelle ère » formulée par le président Ghazouani. Entre réformes consulaires, facilités de logement et participation politique, les attentes portées par les associations sont nombreuses.
Face à ces urgences du quotidien, les diasporas ne se contentent plus d’être écoutées et exigent désormais des engagements budgétés et des mesures concrètes. Nouakchott. Ils vivent à Bruxelles, à Dakar, à Paris ou ailleurs, et ils ont parfois attendu des années un acte d’état civil, un passeport ou un siège au Parlement.
Cette semaine, l’État les a invités à Nouakchott pour la première fois. Reste à savoir ce qu’il leur répondra. À la tribune, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a voulu marquer une rupture.
Il a parlé d’une « volonté nationale forte » de faire entrer les relations entre l’État et ses citoyens de l’étranger « dans une nouvelle ère, plus structurée et plus efficace », fondée sur « la concertation permanente, la protection des droits, la facilitation de l’accès aux services » et la mobilisation des compétences. Des mots qu’on a déjà entendus? Cette fois, le ministère des Affaires étrangères a au moins fait précéder le forum de consultations auprès de communautés établies dans plus de vingt pays, sur quatre continents.
Le ministre, Mohamed Salem Ould Merzoug, en a rapporté les doléances: des services consulaires et un état civil qui coincent, des conditions de séjour difficiles, une protection sociale et juridique insuffisante, des enfants qui perdent le lien avec leur culture. Ce que les familles demandent Les associations, elles, n’ont pas attendu l’ouverture pour s’exprimer. L’Union des bureaux des diasporas mauritaniennes dans le monde a publié 14 revendications prioritaires.
Derrière les intitulés administratifs, on lit des vies concrètes: des consulats qui fonctionnent; des écoles primaires et des centres culturels pour que les enfants nés loin gardent la langue et l’identité, et un soutien aux écoles coraniques traditionnelles; une meilleure prise en charge des malades en soins intensifs dans les pays de résidence; des facilités de séjour pour les mères étrangères d’enfants mauritaniens; un programme de logements, « Sakane El Moughterib », pour ceux qui veulent rentrer ou investir; et deux demandes politiques: un Conseil national des diasporas et l’activation réelle des quatre circonscriptions réservées aux Mauritaniens de l’étranger. Ibrahima Sow, président de la Diaspora mauritanienne de Belgique, ne demande pas la lune. Dans un entretien publié le 28 octobre par Cridem, il dit: « Nous souhaitons que ce forum débouche sur des décisions concrètes.
» Et il ajoute ce qui, pour beaucoup, est l’essentiel: un mécanisme permanent de dialogue, pour ne plus devoir attendre le prochain forum pour être entendus. Le moment de vérité Les ateliers spécialisés sont annoncés pour le samedi 31 octobre: l’un sur les droits et la participation politique, l’autre sur l’investissement, le tourisme et le commerce. C’est là que les promesses devront devenir des engagements.
Pour l’instant, plusieurs questions restent ouvertes: Le Conseil national des diasporas verra-t-il le jour? Quand les quatre circonscriptions seront-elles opérationnelles? Qui financera le logement, et à quelles conditions?
Quel calendrier et quels moyens pour les consulats? Quelles garanties pour ceux qui voudraient investir au pays? Il serait injuste de lire dans ces silences un refus: les ateliers n’ont pas encore eu lieu.
Mais la diaspora connaît la différence entre un forum et une décision. Elle regardera si les recommandations finales sortent avec un budget, des responsables désignés et des dates. Car la diaspora, elle, ne demande plus qu’on l’écoute.
Elle l’a été. Elle demande maintenant qu’on lui réponde. Rédaction Rapide info Mauritanie