Propreté de Nouakchott : Ghazouani juge à son tour qu’ARMA « n’est pas au niveau requis »
Le chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a publiquement mis en cause jeudi 5 novembre au soir la société marocaine ARMA, chargée de la propreté de Nouakchott. Selon lui, ses ré...

Selon lui, ses résultats « n’ont pas encore atteint le niveau requis ». Quatre jours plus tôt, le ministre de l’Intérieur avait déjà adressé le même reproche à l’entreprise. Le président s’exprimait lors d’une rencontre avec les cadres et les notables de la wilaya de Nouakchott-Sud, au lendemain du lancement de la deuxième phase du programme d’urgence de la capitale.
D’après le site Al Akhbar, il a reconnu à l’entreprise « de l’expérience, des équipements modernes et des compétences techniques ». Il a toutefois jugé que les autorités comme les habitants avaient le droit d’exiger une propreté « digne de la capitale ». Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a aussi interpellé les citoyens.
Les meilleures sociétés et le matériel le plus récent ne suffiront pas, a-t-il dit, s’ils ne cessent pas de jeter leurs déchets dans l’espace public. Il a parlé d’une « responsabilité collective » de l’État et de la population. Eau, santé, routes: les priorités annoncées Devant le même auditoire, le président s’est engagé à gérer les ressources publiques avec rigueur et intégrité, « loin de la corruption et de l’arbitraire ».
Selon Sahara Medias, il a fixé les priorités de la prochaine étape: réduire les pénuries d’eau dans les quartiers; rapprocher les structures de santé des habitants et renforcer les hôpitaux en médecins spécialistes; élargir les routes, y compris vers la périphérie, et améliorer les écoles. Il a précisé que ces chantiers avanceraient « de manière progressive », en fonction des moyens disponibles. Un contrat déjà sous pression Le contrat d’ARMA est entré en vigueur en juillet 2025.
Dimanche 1er novembre, le ministre de l’Intérieur, Mokhtar Ould Ahmed Bousseif, a jugé son exécution insuffisante. Il a laissé à la société jusqu’à fin décembre pour corriger ses manquements. Depuis le 2 novembre, ses camions et engins sont placés sous l’autorité des trois walis de Nouakchott, et le gouvernement étudie des solutions de remplacement.
Une nouvelle réunion d’évaluation de la propreté de la capitale est prévue ce dimanche 8 novembre au ministère de l’Intérieur.