Un programme sans cap mesurable ne rassurera personne
Le discours de Moctar Ould Djay s’inscrit dans une continuité assumée avec le gouvernement précédent, autour du programme présidentiel « Tamoohi lil Watan ». Reconnaître que l’action menée « reste...

D'après les sources officielles, ce sont des orientations nécessaires, mais elles ne répondent pas, à elles seules, aux questions essentielles: quels emplois seront créés, où, pour quels profils, avec quels financements et selon quels indicateurs de résultat? Sans réponse précise, la protection sociale risque de devenir une compensation permanente à l’absence de perspectives économiques dans les régions. Le débat parlementaire révèle aussi un problème démocratique.
La réduction du temps de parole, contestée par Ahmed Ould Mballa et Aziza Jeddou, prive les élus de la possibilité d’examiner sérieusement un programme qui engage l’ensemble du pays. Demander aux députés de voter « positivement et responsablement » ne dispense pas le gouvernement de fournir des chiffres, un calendrier et des engagements vérifiables. Ce que les citoyens attendent n’est pas seulement une réponse rapide au pouvoir d’achat et au chômage des jeunes.
Ils attendent une politique cohérente: des investissements dans les territoires, des services publics de qualité en dehors de Nouakchott, des activités productives durables et des emplois qui permettent de vivre chez soi. Sans cela, les annonces resteront des intentions, et le verdict viendra, comme toujours, sur pièces.. Abdoulaziz DEME Le 07 Novembre 2026