Dette publique : la Mauritanie devra 219 milliards d’ouguiyas fin 2026, le Fonds arabe en tête des créanciers
L’État mauritanien devrait achever l’année 2026 avec une dette de 219,27 milliards de nouvelles ouguiyas (MRU). Ce chiffre figure dans l’annexe « dette financière » du projet de loi de finances 2027, ...

Selon les dernières informations, le Fonds arabe pour le développement économique et social en est, de loin, le premier créancier. Le document, établi à partir des données de la Direction de la dette publique et relayé par le site Madar, fixe la position de référence au 31 décembre 2026, soit l’encours dont héritera l’exercice 2027. Il présente cette dette comme majoritairement extérieure et contractée à des conditions concessionnelles.
Trois bailleurs détiennent la moitié de l’encours Les institutions multilatérales pèsent 114,7 milliards de MRU, soit 52,3 % du total. Les prêteurs bilatéraux suivent avec 78,6 milliards (35,9 %). Les obligations émises par l’État représentent 21,7 milliards (9,9 %), et les avances de la Banque centrale de Mauritanie 4,2 milliards (1,9 %).
Par créancier, le Fonds arabe arrive en tête avec 54,8 milliards de MRU, un quart de la dette. Viennent ensuite le Fonds saoudien pour le développement (28,4 milliards, 13 %) et l’Association internationale de développement de la Banque mondiale (26,7 milliards, 12,2 %). À eux trois, ils concentrent environ la moitié de l’encours.
La Banque islamique de développement (16 milliards), le Fonds koweïtien (8 milliards) et la banque chinoise Exim Bank (7,5 milliards) complètent la liste des principaux prêteurs. L’ESSENTIEL Encours attendu fin 2026: 219,27 milliards de MRU Multilatéraux: 52,3 %; bilatéraux: 35,9 % Premier créancier: le Fonds arabe, avec 54,8 milliards (25 %) Un budget 2027 présenté en excédent L’annexe accompagne un projet de budget 2027 adopté en Conseil des ministres en octobre. Ses recettes et dons sont évalués à 152,1 milliards de MRU, pour un excédent annoncé de 6,2 milliards.
Le document ne précise pas le montant du service de la dette prévu l’an prochain. Ces chiffres paraissent alors qu’une mission du FMI mène, jusqu’au 13 novembre à Nouakchott, la première revue du programme de 95,8 millions de dollars approuvé en juin. Le projet de loi de finances doit encore être examiné puis voté par l’Assemblée nationale.