Dialogue national : l’opposition refuse de céder un de ses sièges à l’APP, le comité de supervision reste incomplet
Le comité chargé de superviser le dialogue national en Mauritanie n’est toujours pas au complet. La Coalition de l’opposition démocratique refuse que l’Alliance populaire progressiste (APP) siège au t...

D'après les sources officielles, la Coalition de l’opposition démocratique refuse que l’Alliance populaire progressiste (APP) siège au titre de son quota, a rapporté dimanche 8 novembre Sahara Medias, citant une source au sein de la coalition. Le différend porte sur le quatrième siège de l’opposition. Celle-ci a déjà désigné trois représentants: Nana Cheikhna, Logourmo Abdoul et Essamouri Ould Bey.
Le dernier nom reste bloqué. La coalition avance un argument simple: l’APP a quitté ses rangs il y a quelques mois. Elle refuse donc qu’un parti qui n’est plus membre soit compté sur sa part.
Selon la même source, elle demande au président du comité, Moussa Fall, de trouver une formule permettant à l’APP de participer de manière indépendante, comme cela a été fait pour le Rassemblement des forces démocratiques (RFD). Une médiation sans résultat Moussa Fall a pressé l’opposition d’accepter la présence de l’APP dans son quota, d’après Sahara Medias et le site Madar. Le président de l’Union des forces de progrès (UFP), Mohamed Ould Maouloud, a lui aussi tenté une médiation.
Aucune des deux démarches n’a abouti. L’ESSENTIEL 16 sièges au comité: 8 pour l’opposition, 8 pour la majorité 3 représentants de l’opposition désignés, 1 siège en suspens Vice-présidents: Hamadi Ould Sidi El Mokhtar (Tawassoul) pour l’opposition, Mohamed Bilal Messaoud pour la majorité Le comité de supervision est l’organe qui doit encadrer le dialogue national voulu par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. La majorité a remis la liste de ses huit membres le mois dernier, non sans tensions internes sur la répartition des places.
L’opposition, elle, a accepté la présidence de Moussa Fall et choisi le président de Tawassoul, Hamadi Ould Sidi El Mokhtar, comme vice-président. Aucune date n’a encore été annoncée pour l’ouverture du dialogue, dont le calendrier dépend désormais de la formation complète du comité.