Politique·

Un retour en force des accords de gré à gré… 55 accords en un mois.

Les actualités (Nouakchott) – Une statistique préparée par une équipe de l’Agence des nouvelles indépendantes, basée sur les procès‑verbaux du Comité national de contrôle des marchés publics, a révélé que les secteurs gouvernementaux ont conclu 55 accords de gré à gré au cours du seul mois de juin dernier, dans…

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D'après les sources officielles, les News (Nouakchott) – Une statistique réalisée par une équipe de l’Agence des News Indépendantes, basée sur les procès‑verbaux du Comité national de contrôle des marchés publics, a révélé que les secteurs publics ont conclu 55 marchés de gré à gré au cours du seul mois de juin dernier, marquant un rebond important des marchés de gré à gré, qui constituent une procédure exceptionnelle selon le texte de loi. Le Comité national de contrôle des marchés publics a donné son accord pour la conclusion de 40 de ces marchés, tandis que la décision a été reportée pour 15 d’entre eux. Ces marchés ont été passés par divers secteurs publics, parmi lesquels la Mauritanie Airlines, la Centrale des achats et de l’approvisionnement du marché, la Commission de la sécurité alimentaire, les secteurs de l’eau et de l’assainissement, le logement, l’urbanisme et la réhabilitation des terres, le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi, du Sport et de la Fonction publique, ainsi que la délégation « Taazour ».

Le ministère de l’Équipement et des Transports, le ministère de la Santé, la société Mauritanian Minerals, et le projet sectoriel de l’eau et de l’assainissement ont également bénéficié de ces marchés. Mauritanie Airlines a d’abord occupé la première place: la compagnie s’est hissée en tête des institutions ayant conclu des marchés de gré à gré durant cette période, avec un total de 11 marchés portant sur la fourniture de carburant d’avion et les services de maintenance. En deuxième position, la Centrale des achats et de l’approvisionnement du marché a conclu 9 marchés de gré à gré, relatifs à la fourniture de quantités de riz pour la Mauritanie.

En troisième place, la Commission de la sécurité alimentaire a signé 8 marchés de gré à gré, concernant la fourniture de denrées alimentaires. En quatrième position, le ministère de l’Eau et de l’Assainissement a conclu cinq marchés portant sur la réalisation d’études ou la supervision technique. En cinquième position, le ministère du Logement, de l’Urbanisme et de la Réhabilitation des terres et la délégation « Taazour » ont chacun signé quatre marchés de gré à gré; les marchés du ministère du Logement portent sur la réalisation d’études et des conventions de délégation, tandis que ceux de la délégation « Taazour » concernent des transferts de fonds et des opérations de supervision.

Le ministère de l’Équipement et des Transports a conclu trois marchés de gré à gré relatifs à la supervision et au suivi des travaux. La société Mauritanian Minerals a signé deux marchés de gré à gré portant sur l’acquisition de systèmes d’information. Le ministère de la Santé a conclu deux marchés, l’un concernant le service postal, l’autre le congrès national de vaccination.

Le ministère de la Jeunesse, de l’Emploi a signé deux marchés relatifs à la réalisation d’études et à la formation. Le projet sectoriel de l’eau et de l’assainissement a conclu deux marchés de gré à gré portant sur le suivi des projets d’eau. Les procès‑verbaux examinés par l’équipe de l’Agence des News Indépendantes ne comportaient pas d’informations essentielles sur ces marchés, telles que le montant financier de chaque marché, l’entité adjudicataire ou la période prévue pour leur exécution.

Le Comité de contrôle des marchés publics publie habituellement ces détails dans ses rapports périodiques, mais ils ont disparu depuis environ trois ans. Cinq procès‑verbaux du Comité de contrôle des marchés publics ont donné leur accord pour la conclusion de 40 marchés de gré à gré et ont reporté 15 marchés, à savoir les procès‑verbaux n° 34, 35, 36, 38 et 39. Le procès‑verbal n° 38, daté du 18 juin dernier, contenait le plus grand nombre de marchés de gré à gré: 20 au total, dont 18 ont reçu l’accord du comité et deux ont été reportés.

Le procès‑verbal n° 35, du 10 juin, en référait 17, avec 13 approuvés et 4 reportés. Le procès‑verbal n° 39, du 1 juillet, présentait 8 marchés; le comité a approuvé 4 d’entre eux et a reporté les 4 restants. Enfin, le procès‑verbal n° 34, du 3 juin, comportait cinq marchés; trois ont été approuvés et deux reportés.

Retrait du retrait Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, lors d’une visite de la région du Hodh El Gharbi en novembre dernier, avait largement évoqué leurs efforts pour réduire les marchés de gré à gré, affirmant que leur nombre était passé de 27 en 2019 à seulement 6 en 2025. Il a réaffirmé la poursuite de ce qu’il qualifie de « guerre contre la corruption », soulignant que le pays avait fait de grands pas dans la lutte contre celle‑ci, précisant qu’il n’y aurait aucune trêve et que personne ne serait épargné par la reddition de comptes, qu’il s’agisse de proches, de relations personnelles ou sociales. Le Premier ministre Moctar Ould Diay, dans son intervention devant le Parlement en janvier dernier, a également constaté une nette diminution de la dépendance aux « marchés de gré à gré », précisant que leur part était tombée à 13,6 % du total des marchés publics en 2025.

Il a décrit cette tendance à la baisse comme le reflet de l’engagement des autorités à renforcer la transparence et à ouvrir le champ à une concurrence légale, s’éloignant des pratiques qui suscitaient auparavant de vives critiques.

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