Politique·

La Direction Générale d'Inspection de l'État, entre l'attendu et la réalité.

L’inspection est une méthode de contrôle qui porte sur l’examen des aspects formels et procéduraux des activités et interventions de l’État et de ses institutions publiques, ainsi que sur la surveillance de la gestion des finances publiques, la manière de mettre en œuvre les projets et la vérification de la conformité de ce qui a été réalisé avec ce qui avait été planifié, avec…

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D'après les sources officielles, toutes ces observations, résultats et indicateurs sont consignés dans des rapports spécifiques, dans lesquels on évalue la performance des institutions et on identifie les aspects négatifs et positifs, jusqu’à la production d’un rapport final annuel, comme l’exige l’article 9 du décret n°2025‑001 portant sur l’organisation et le fonctionnement de la Direction Générale de l’Inspection de l’État, qui stipule dans son dernier paragraphe ce qui suit: « La Direction Générale de l’Inspection de l’État élabore un rapport annuel sur les résultats de son travail, qu’elle soumet au Président de la République, et qui est publié en toute transparence pour le public ». En général, l’inspection peut être définie comme « un ensemble de procédures d’évaluation et de révision qui recherchent et analysent les programmes et les activités afin de fournir des informations destinées à la prise de décision, ainsi que d’inspecter un ensemble de procédures et d’activités mises en place par le bureau du procureur général dans le cadre d’un plan de travail et d’un programme d’inspection afin de garantir la conformité des pratiques et des procédures mises en œuvre par l’inspection, et de réaliser une analyse approfondie basée sur des preuves et des données pour évaluer la performance et proposer des solutions permettant d’améliorer le niveau de performance ». Il existe donc différents types d’inspections, dont les principaux peuvent être résumés comme suit: – Inspection préventive visant à éviter la survenue d’un acte de corruption administrative ou financière.

– Inspection conservatoire: pour prévenir tout dommage. – Inspection dissuasive: un moyen de réduire le risque d’actes de corruption. – Ou inspection obligatoire par accord ou autrement, etc.

Un groupe d’inspecteurs procède à l’inspection des institutions d’État afin de vérifier la surveillance de l’intérêt public. En conséquence, le poste d’inspecteur général est considéré comme l’un des postes les plus dangereux, en raison de son importance dans la prévention des fraudes, du gaspillage, de l’abus de pouvoir, de l’utilisation abusive de fonds publics ou de toute action contraire à la loi. Son activité et son professionnalisme contribuent également à améliorer les niveaux de performance et à promouvoir l’intégrité et la transparence.

Une telle activité exige un inspecteur professionnel, conscient de ses missions, responsabilités et limites de pouvoirs, capable d’appliquer les lois, règlements et directives, de gérer les fonds publics avec transparence, et d’être un gardien et protecteur. Pour garantir efficacité et intégrité, la sélection de l’inspecteur général doit se faire selon des critères stricts, parmi lesquels le plus important est qu’il soit: - titulaire du diplôme le plus élevé possible dans sa spécialité, et qu’il possède une expérience professionnelle pertinente; - de nationalité mauritanienne, avec des parents mauritaniens; - dont la professionnalité et l’efficacité priment, sans que le choix ne se base sur l’appartenance politique, ethnique ou régionale… L’intégrité, la loyauté et le patriotisme sont les bases de sa sélection, en plus de ses compétences, connaissances et capacités de leadership qui le qualifient pour les missions d’inspection et d’audit; - réputé pour sa bonne conduite et sa réputation, salué par certains imams et savants. Sa durée de service doit être fixée à quatre ans seulement, sans renouvellement sous aucun prétexte, en accord avec les administrations renouvelables qui croient au changement.

Les quatre années suffisent à démontrer ses capacités et compétences, et il faut chercher l’innovation; il doit être protégé contre les licenciements et ne pas subir de pressions pour être reconduit. Les rapports doivent être émis de manière détaillée, indiquant précisément la nature de la violation, qu’elle soit financière, administrative Responsable de cette tâche de façon explicite, et de joindre tous les procès‑verbaux d’inspection au rapport annuel de l’inspection. En général, il faut sélectionner les inspecteurs de l’inspection publique de l’État sur la base de ces critères avec rigueur et neutralité afin d’obtenir des résultats qui servent le pays et l’État et éliminent le fléau de la corruption.

Cependant, malheureusement, la réalité amère de l’accroissement de la corruption reste toujours dominante de manière implicite, malgré notre prétention d’avoir fait des progrès dans la lutte contre la corruption, ce qui se manifeste par les points suivants: Au niveau de l’administration: le choix des inspecteurs est complètement éloigné des critères de compétence et de professionnalisme, car leur sélection reste individuelle, par la médiation, la favoritisme, le régionalisme et l’appartenance politique. La majorité des inspecteurs ne sont ni formés professionnellement ni intellectuellement, et la plupart d’entre eux appartiennent à la classe aristocratique, avec des liens avec certains dirigeants, ce qui perturbe la communication informelle afin de dissimuler de nombreuses infractions. La collusion avec ceux qui sont soumis à l’inspection se fait souvent de façon clandestine, et parfois par des méthodes corrompues ou ce qu’on appelle l’échange de bénéfices.

Cette réalité a produit une institution faible en compétence par rapport aux ressources allouées et par rapport à son environnement externe. Dans le rapport de l’inspection pour les années 2024‑2025, ce rapport a été émis, responsable de la surveillance du budget de l’État pour deux années dépassant les deux trillions. Le rapport compte 48 pages, dont une page consacrée aux irrégularités, en plus d’une longue introduction sur l’inspection, ses gardiens et ses conducteurs, en négligeant les informations précises indiquant qui a commis les irrégularités, l’entité responsable, la personne responsable et les chiffres de renvoi des affaires à la justice.

Toutes ces irrégularités remontent essentiellement à la manière de sélectionner les inspecteurs par la médiation, la favoritisme, loin du critère de compétence et de professionnalisme. En général, afin d’éviter les dysfonctionnements observés dans cette institution importante, nous recommandons ce qui suit: - changer les inspecteurs actuels et sélectionner un nouveau groupe. - la sélection doit se baser sur la compétence, le professionnalisme et l’intégrité.

- éviter de choisir selon des critères ethniques, régionaux ou politiques comme facteur de sélection de l’inspecteur. - fixer une durée déterminée comme mandat fixe, et il est préférable qu’elle ne dépasse pas quatre ans afin que l’inspecteur ne soit pas tenté de se faire réélecteur, ce qui pourrait devenir une source de pression pouvant compromettre l’intérêt de l’inspection et de l’inspecteur. - la rigueur dans l’application de la sanction pour ceux dont les pratiques ont été confirmées comme fraude ou détournement… Enfin, si nous parvenons à changer la réalité de l’inspection, nous réussirons à créer un développement et une confiance internationales avec nos partenaires, et à développer les infrastructures et à faire évoluer notre cher pays, qui a besoin des idées de ses citoyens brillants et compétents, afin de le porter aux rangs des nations avancées.

Sinon, il sera laissé à suivre la devise de la répartition politique, du favoritisme et

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