« Les Forces de sauvetage visitent l’abattoir de Nouakchott et critiquent son « mézri » ».
Les Nouvelles (Nouakchott) - Un délégation de l’alliance « Qowa al‑Inqaz » a visité aujourd’hui mercredi la « Mislakha » de Nouakchott, située dans le district de Tougnine, dans la wilaya du Nord de Nouakchott, et a critiqué à la fin de la visite la situation de cette Mislakha, la qualifiant de « déplorable », en réclamant…

D'après les sources officielles, les actualités (Nouakchott) – Un délégation de l’alliance « Qowa al‑Inqadh » a visité aujourd’hui mercredi l’abattoir de Nouakchott, situé dans le district de Tougnin, dans la wilaya du Nord de Nouakchott, et a critiqué à l’issue de la visite la situation de cet abattoir, le qualifiant de « misérable », en appelant le gouvernement à assumer ses responsabilités en matière de santé des citoyens et à contrôler la viande qu’ils consomment. Le président du groupe, le député Mohamed Boi Ould Sheikh Mohamed Fadel, a déclaré que leur visite de l’abattoir s’inscrivait dans le cadre des visites de terrain organisées par l’alliance afin d’identifier les dysfonctionnements et de ne pas se limiter à de simples paroles, mais à présenter des images concrètes du réel et du terrain. Ould Sheikh Mohamed Fadel a souligné, dans une déclaration à l’Agence des nouvelles indépendantes, que le principal problème de cet abattoir est l’absence de normes sanitaires indispensables au traitement de la viande consommée par la population, ce qui entraîne, en fin de compte, la propagation des maladies.
Il a insisté sur le fait que le manque de normes concerne tant le lieu de l’abattage que l’absence d’équipements de protection tels que gants et vêtements pour faire face aux divers risques auxquels les travailleurs sont exposés, ainsi que la pollution environnementale et l’accumulation de saletés à l’intérieur de l’abattoir. Ould Sheikh Mohamed Fadel a indiqué que leur objectif était d’attirer l’attention du gouvernement sur l’importance de veiller à la santé et à l’alimentation des citoyens, en tenant le ministère concerné responsable de ces dysfonctionnements. Le membre du bureau de l’alliance et président du parti Renouveau du Mouvement Démocratique « Tahadi », Yaqub Ould Lamrabet, a fortement critiqué les conditions dans lesquelles la viande consommée par les habitants de la capitale est préparée, qualifiant la situation des vétérinaires chargés du contrôle de l’abattoir de « déplorable ».
Ould Lamrabet s’est étonné que les animaux abattus quotidiennement dans cet abattoir, qui fournit toute la capitale, ne soient examinés qu’à l’œil nu, s’interrogeant sur le statut juridique de certains hommes d’affaires qui seraient indemnisés pour chaque agneau abattu. Le membre de l’alliance et président du parti Al‑Imran, Ahmed Haroun Sheikh Sidiya, a affirmé que ce qu’il a observé à l’intérieur de l’abattoir ne pouvait être décrit que comme des « catastrophes et tragédies », témoignant de l’absence de l’État, ajoutant que l’on constate une accumulation de saletés et de déchets sous toutes leurs formes. Ould Sheikh Sidiya a souligné que le mépris de l’État pour la vie et la santé des citoyens a dépassé toutes les limites; le pays possède d’excellents vétérinaires et le contrôle de la viande existait dès l’indépendance, et leurs méthodes auraient dû évoluer.
Il a rappelé que cette réalité reflète la situation permanente d’absence d’État, et que la solution convenue par tous est de créer un État qui protège les citoyens, surveille leurs affaires et les gouverne.