Une coalition d’opposants met en garde contre la «propension à jouer avec» les limites de la Constitution et exige une position ferme à son égard.
Les nouvelles (Nouakchott) – Le leader du Front de l'Opposition Démocratique a mis en garde contre les conséquences du jeu avec les contraintes constitutionnelles, appelant les forces politiques nationales à adopter une position ferme face à toute tentative de porter atteinte au principe de la transition pacifique du pouvoir ou de le remettre en cause…

Il ressort que les Nouvelles (Nouakchott) – Le porte‑parole du coalition de l’opposition démocratique a mis en garde contre les conséquences de la manipulation des limites constitutionnelles, appelant les forces politiques nationales à adopter une position ferme face à toute tentative de remise en cause du principe de la transmission pacifique du pouvoir ou de la reproduction de pratiques dont les expériences ont démontré la dangerosité pour l’État et sa stabilité. Dans un communiqué, le coalition a exprimé son inquiétude et sa condamnation de la montée des appels à une « troisième mission », en particulier ceux émanant de ministres, de parlementaires et de hauts fonctionnaires qui se prétendent à la tête de la défense de la Constitution et du droit, mais qui, selon le coalition, utilisent ces positions comme des leviers de pression pour contourner la Constitution au service de ce qu’ils qualifient « d’agendas personnels ou de recherches de gains temporaires ». Le coalition a réaffirmé son rejet catégorique des appels à une troisième mission, estimant que cette initiative porte atteinte à la Constitution et menace le principe de la transmission pacifique du pouvoir, invitant les promoteurs de ces appels à y mettre fin et les tenant responsables politiquement et nationalement de toute tension ou trouble qui pourrait résulter de telles positions.
Le coalition considère que la mise en avant de la troisième mission dans le contexte actuel constitue une tentative de détourner l’attention du public des difficultés économiques et sociales, ainsi que de la souffrance des citoyens face à la hausse des prix, à la perte du pouvoir d’achat, à l’aggravation du chômage et à la faiblesse des services. Le coalition, qui regroupe plusieurs partis et formations politiques, a souligné que le pouvoir n’est pas un privilège personnel mais une responsabilité temporaire exercée dans le cadre de la Constitution et de la loi, lesquelles définissent clairement les missions présidentielles. Il a rappelé que toute tentative de modifier les missions ou de les contourner constitue une violation de l’esprit et du texte constitutionnels, une menace au principe de la transmission pacifique du pouvoir et à la stabilité politique et institutionnelle du pays.
Enfin, le coalition a averti que la protection de la Constitution n’est pas la seule responsabilité de l’opposition, mais de tous les Mauritaniens, en particulier de ceux qui occupent des postes de responsabilité dans l’État; que la défense de la stabilité ne consiste pas à préserver la présence de certaines personnes, mais à respecter la Constitution, à renforcer les institutions et à garantir la transmission pacifique du pouvoir.