Politique·

Sénégal : le Parlement approuve des commissions d’enquête sur des dossiers sensibles.

Les nouvelles (Dakar) – Le Parlement sénégalais monocaméral, l'Assemblée nationale, a aujourd'hui, jeudi, adopté six projets de résolutions prévoyant la création de commissions d'enquête parlementaires sur des questions majeures liées à la gestion des affaires publiques...

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Selon les dernières informations, les nouvelles (Dakar) – Le parlement sénégalais unicameral, la Assemblée nationale, a aujourd’hui, jeudi, adopté six propositions de résolutions prévoyant la création de commissions d’enquête parlementaires sur des questions majeures relatives à la gestion des affaires publiques du pays. Les sujets qui feront l’objet de ces commissions d’enquête portent sur la conclusion et la mise en œuvre des contrats du programme « étudiant informatique » du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en 2017, d’une valeur financière avoisinant 48 milliards de francs CFA, ainsi que sur des projets d’urbanisme et sur des « opérations de cession de biens immobiliers » de l’État au profit de certains individus. Les enquêtes porteront également sur les « échanges du revenu global » destinés à emprunter 650 millions d’euros en 2025, ainsi que sur des questions relatives aux recettes, aux exonérations fiscales et aux conditions d’octroi et de renouvellement des licences de pêche maritime.

L’Assemblée nationale sénégalaise a indiqué, dans une publication sur la plateforme X, que « la création de ces six commissions d’enquête témoigne de la volonté du parlement d’exercer pleinement ses pouvoirs constitutionnels de contrôle, dans un esprit de responsabilité, de rigueur et de respect des principes de l’État de droit ». Le président du parlement, Ousmane Sonko, avait annoncé lors de l’ouverture de la session parlementaire exceptionnelle le lundi 10 août que les commissions d’enquête « ont un caractère temporaire, leur mission se terminant par le dépôt du rapport au bureau de l’Assemblée nationale au plus tard six mois après leur création ». Le parlement a clôturé aujourd’hui, jeudi, sa session exceptionnelle, au cours de laquelle plusieurs textes législatifs et lois ont été adoptés, dont un projet de loi modifiant l’article 37 de la Constitution, qui obligeait auparavant le président de la République à présenter « une déclaration écrite de ses biens lors de la prise de fonction ».

Le nouveau texte adopté prévoit que le président doit présenter « une seconde déclaration » de ses biens à la fin de son mandat, et élargit l’obligation de déclaration aux biens du Premier ministre et du président de l’Assemblée nationale. Cette session parlementaire exceptionnelle intervient dans un contexte de profondes tensions entre le président de la République et le président du parlement, illustrées notamment par la menace d’Ousmane Sonko de retirer sa confiance au gouvernement et par la création du parti politique « Bissoro Dioumay Faye », dont il assume la présidence honorifique.

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