Sécurité·

Jusqu’à quand ?

Les habitants de certains quartiers de Nouakchott, notamment Tevragh Zeïna et une partie de Sebkha, du Ksar et de Toujounine surtout (50 heures quasiment d’affilée relevées à 18h le dimanche ! )...

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Il ressort que il ressort que les habitants de certains quartiers de Nouakchott, notamment Tevragh Zeïna et une partie de Sebkha, du Ksar et de Toujounine surtout (50 heures quasiment d’affilée relevées à 18h le dimanche! ) ont vécu un week-end dont le moins qu’on puisse dire est qu’il fut catastrophique. Un poste de transformation de la SOMELEC ayant pris feu, après l’incendie d’un autre, deux jours auparavant à Dar Naïm, toutes ces zones se sont retrouvées dans le noir.

Et avaient, du coup, rendez-vous avec l’obscurité, la chaleur et les moustiques. Pour des nantis peu habitués à ce genre de désagréments, ce fut la Totale. Mais comment en est-on arrivé là?

Comment une société peut laisser un poste de transformation s’embraser sans prendre en amont les mesures pour empêcher une telle calamité. Il n’y avait, semble-t-il, ni système anti-incendie, ni extincteurs, ni équipe de permanence, encore moins de voies d’accès pour permettre l’accès des pompiers qui ont dû casser un mur en urgence, pour accéder enfin au cœur du brasier. À présent que le mal est fait, que faut-il faire pour éviter qu’un tel désastre ne se reproduise?

Diligenter une enquête pour situer les responsabilités et, si, comme l’affirment certaines sources, du matériel non conforme a été utilisé lors de la construction du poste, frapper d’une main de fer tous ceux qui, le long de la chaîne, ont participé à ce bousillage. Tant que des mesures radicales ne sont pas prises contre les prévaricateurs, d’autres postes, des centrales et des usines n’ayant pas été construits selon les normes partiront à leur tour en fumée. Jusqu’à quand?

Ahmed ould Cheikh

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