Algérie… la direction de l’armée refuse les « conditions préalables » au dialogue.
Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Kaïd Saleh, a rejeté ce mardi les « conditions préalables au dialogue » exigées par l'organisme censé conduire les consultations en vue d'organiser des élections présidentielles et de sortir de la crise politique....

D'après les sources officielles, le président de transition Abdelkader Ben Salah, dont le mandat intérimaire devait prendre fin le 9 juillet selon la Constitution, a promis aux membres de la commission de prendre des « mesures d’apaisement », notamment la « libération de toutes les personnes arrêtées » lors des manifestations et l’« assouplissement des mesures de sécurité » qui empêchaient de nombreux Algériens hors de la capitale de participer aux rassemblements du vendredi. Selon le général Gaïd Salah, le chef de l’État s’est « engagé à fournir les moyens nécessaires et indispensables (…) à créer les conditions propices à l’organisation des élections présidentielles dans les meilleurs délais, sans perdre davantage de temps ». En ce qui concerne les « conditions préalables au dialogue », telles que l’appel à la libération des détenus qualifiés à tort de prisonniers d’opinion et présentés comme des mesures d’apaisement, il les a qualifiées d'« idées toxiques ».
Il a ajouté: « Je réaffirme que seule la justice, conformément à la loi, décide du sort de ces personnes qui ont agressé les symboles et les institutions de l’État et ont insulté le drapeau national. Personne n’a le droit d’interférer dans son travail, ses compétences ou d’essayer d’influencer ses décisions ». Quant à la demande d’allègement des mesures de sécurité le vendredi afin de permettre aux Algériens résidant hors de la capitale de participer aux manifestations, il l’a qualifiée d’« invitation suspecte et illogique », précisant que « ces mesures de prévention prises par les services de sécurité pour sécuriser les défilés sont dans l’intérêt du peuple et pour sa protection, et non l’inverse ».
Il a exigé « la nécessité d’organiser et de cadrer les défilés afin d’éviter toute intrusion ». Le mouvement de protestation, qui ne s’est jamais calmé depuis son déclenchement le 22 février, réclame le départ de tous les hauts responsables du régime, dont le président de transition dont le mandat a pris fin le 9 juillet, Abdelkader Ben Salah, ainsi que le Premier ministre Nour Eddine Badoui, avant toute tenue d’élections. Source: agences.