Le gouvernement renforce l’arsenal juridique contre les stupéfiants et les substances psychotropes
Le gouvernement mauritanien a approuvé, le jeudi 27 Août, un nouveau projet de loi destiné à renforcer le dispositif national de lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes, en...

D'après les sources officielles, des médicaments à effets psychotropes, notamment la prégabaline, figurent également parmi les produits saisis. L’une des opérations les plus importantes de cette période a été menée le 3 Août dans la wilaya du Tiris Zemmour. La gendarmerie y a démantelé un réseau et arrêté sept personnes, avec saisie de 7,5 kilogrammes de « pierre noire », de 1,349 kilogramme de cocaïne à haute pureté et de 3.200 comprimés psychotropes.
Une dimension préventive et thérapeutique Au-delà de la répression, le projet de loi introduit également une dimension thérapeutique. Il prévoit d’encourager les consommateurs de stupéfiants à accéder volontairement à des traitements spécialisés et permet, dans certaines situations, un placement judiciaire dans des centres dédiés. Le texte prévoit par ailleurs la fondation d’une Commission nationale de prévention des drogues, chargée de proposer les politiques et mesures de prévention, de coordonner leur mise en œuvre et d’en assurer le suivi.
Le projet renforce également les règles relatives à la compétence des juridictions mauritaniennes pour les infractions commises totalement ou partiellement sur le territoire national, notamment lorsqu’un des éléments constitutifs de l’infraction ou son résultat y est intervenu. Il introduit enfin des dispositions relatives à la responsabilité pénale des personnes morales, à l’entrave à l’action des autorités chargées de l’application de la loi et au fonctionnement de la justice, ainsi qu’à la coopération avec les autorités pour faciliter la détection des infractions, l’identification des réseaux criminels et le traçage de leurs avoirs. À travers ce projet de loi, le gouvernement entend ainsi renforcer à la fois la prévention, la prise en charge des consommateurs, la répression des trafiquants et le démantèlement financier des réseaux criminels liés au trafic de stupéfiants.