Politique·

Non à l'excès

L’exagération est un phénomène humain connu ; ses adeptes ont tendance à exagérer dans leurs évaluations et leurs positions. Dans ce contexte, beaucoup sont attirés, par la conformité, par la propagande excessive des réalisations et de la légitimité du régime en place, tandis que d’autres préfèrent le préjuger.

AI
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D'après les sources officielles, dans ce contexte, beaucoup se laissent attirer, par complaisance, par la propagande exagérée des réalisations et de la légitimité du régime en place, tandis que d’autres le condamnent, le stigmatisent de tout honte et déshonneur, et ne reconnaissent aucun bienfait ou le moindre succès. La vérité se situe toutefois entre les deux. Celui qui prie pour son maintien et considère son mode de jugement comme une méthode exemplaire méritant répétition, pérennité et violation de la Constitution, oublie les reconnaissances du régime lui‑même quant à la nécessité urgente de lutter contre la corruption et aux échecs répétés dans les services d’eau et d’électricité, ainsi qu’à la souffrance de certains due aux restrictions parfois imposées à la liberté de la presse et à la liberté d’expression.

Ainsi, louer ce régime malgré ces déséquilibres est difficile à promouvoir et à justifier, même s’il existe quelques réalisations et points positifs, comme le gain de stabilité, même s’il reste parfois incomplet. Ce que promeut Ould Diay, ce sont des chiffres qu’il a pu obtenir; peut‑il donc ignorer les difficultés des services d’eau à Nouakchott, Atar, Nouadhibou, Kiffa et ailleurs, et peut‑il couvrir les scandales de la société concernant les équipements et les installations des deux stations brûlées? Le Premier ministre peut parfois être correct dans les informations théoriques qu’il reçoit, mais la réalité est tout autre dans certains secteurs, où mauvaise gestion et corruption sont endémiques dans plusieurs domaines!

Le régime se connaît donc; s’il réussit dans certains projets, il souffre et s’étouffe sous de multiples aspects, comme le confirment les rapports. Il faut donc d’abord valoriser les réussites et combattre les échecs, tout en reconnaissant nos limites de perspective, avec une approche modérée et équilibrée, et sans laisser la machine dominante bénir la flatterie et les applaudissements aveugles! Il peut être utile d’avertir les opposants à ce jugement que la stabilité est importante pour tous.

Le président actuel, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a été confirmé par la Commission indépendante des élections comme victorieux du scrutin de 2024, et il est légitime de comprendre son droit à terminer son second mandat en paix jusqu’aux élections de 2029. La violation des articles protégés encourage l’abus de pouvoir et la permanence négative au pouvoir, ainsi que la lutte contre la rotation. Il serait donc préférable de laisser le président Ghazouani et son régime achever ce mandat en refusant toute manipulation de la Constitution, en respectant son serment et en préservant les verrouillages constitutionnels.

Ce régime aura toujours besoin de combattre le népotisme et la corruption, et l’enquête sur les incendies des deux stations ainsi que les accords douteux d’un proche doivent être traitées d’urgence, afin d’éviter que l’impression négative de la négligence dans les besoins vitaux les plus critiques ne s’approfondisse, compte tenu de l’importance multiple et sensible de l’énergie électrique. En un mot, la lutte contre la corruption est prioritaire, l’emploi et les finances publiques ne doivent pas être réservés aux proches, l’excès de persécution d’opinions renforce la lutte contre la démocratie et la pluralité, tandis que l’incitation à la stabilité et l’appel à des solutions non constitutionnelles ne sont en aucun cas la solution. Tout cela constitue le cœur du problème.

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