Coalition pour la lutte contre la corruption : la confiance des citoyens dans les commissions d’enquête est devenue fragile.
Les Infos (Nouakchott) – Le coalition nationale pour la lutte contre la corruption a affirmé que la confiance des citoyens envers les commissions d’enquête est devenue vacillante, rappelant que l’enquête sérieuse ne doit pas se limiter à déterminer la cause technique directe de l’incendie dans les deux stations…
Il ressort que les Nouvelles (Nouakchott) – La coalition nationale de lutte contre la corruption a affirmé que la confiance des citoyens dans les commissions d’enquête était ébranlée, rappelant que l’enquête sérieuse ne doit pas se limiter à identifier la cause technique immédiate de l’incendie survenu dans les deux postes électriques de Nouakchott, mais qu’elle doit également examiner les circonstances antérieures aux deux accidents, les procédures de maintenance, d’installation, de mise en service et de sécurité, le respect des conditions des marchés, la compétence technique des prestataires, ainsi que les diverses responsabilités administratives et techniques susceptibles d’avoir un lien direct ou indirect avec les faits. Dans un communiqué, la coalition a réclamé l’écoute de l’Organisation de la transparence intégrale et la discussion de son rapport, le qualifiant d’indispensable pour renforcer la crédibilité de l’enquête et restaurer la confiance des citoyens, ébranlée par des investigations ouvertes par le passé, jamais publiées, et dont les résultats non divulgués n’ont donné lieu à aucune mesure administrative ou judiciaire, même s’ils existaient. La coalition a déclaré être le premier organisme à demander la création d’une commission d’enquête crédible afin de déterminer les causes des deux incendies qui ont touché les postes de transformation Est et Ouest à Nouakchott, et de prendre les mesures nécessaires sur la base de ces conclusions, saluant la mise en place de la commission d’enquête sur les deux incidents et précisant qu’elle suit avec un vif intérêt le démarrage de ses travaux.
La coalition a constaté l’absence de toute représentation de la société civile au sein de la commission, attirant l’attention de celle‑ci sur le rapport préparé par l’Organisation de la transparence intégrale concernant les deux accidents, qui, selon son contenu, comporte des données, documents et observations techniques et administratives nécessitant examen et vérification par la commission, et justifie la convocation de représentants de l’Organisation de la transparence intégrale pour débattre de ce qui figure dans leur rapport et poser les questions techniques et juridiques afférentes. La coalition a précisé que cette demande ne signifie en aucun cas l’adoption par la coalition des conclusions ou hypothèses du rapport de l’Organisation de la transparence comme des faits, ni l’accusation de quiconque ou de toute institution de responsabilité pour les deux accidents, rappelant que la commission restera l’unique autorité habilitée à déterminer les responsabilités et à formuler les accusations. Elle a souligné que négliger toute donnée sérieuse ou toute hypothèse vérifiable porterait atteinte à la crédibilité de l’enquête, tandis que soumettre les informations du rapport de l’Organisation de la transparence ou de tout autre document à un examen technique et juridique par la commission demeure le seul moyen de confirmer ou d’infirmer les données et hypothèses contenues dans le rapport.
La coalition a indiqué ne pas chercher à condamner une partie précise, ni à disculper une autre, mais à rechercher la vérité, et la vérité uniquement. Ainsi, l’enquête devra soit démontrer que les hypothèses du rapport de l’Organisation de la transparence sont infondées, soit confirmer leur validité, soit révéler de nouvelles informations menant à d’autres causes, la commission devant alors en informer le public et établir les responsabilités en conséquence. Enfin, la coalition a ajouté qu’elle estime indispensable de hiérarchiser les responsabilités et de prendre les mesures juridiques et administratives nécessaires, quels que soient les individus ou les institutions dont la responsabilité serait établie, et quelles que soient leurs positions ou leurs statuts, si l’enquête révèle des négligences, des omissions ou des manquements aux normes techniques ou administratives.