Économie·

Les tunnels de l’économie politique au Moyen‑Orient après les tunnels de combat.

Article prospectif en économie politique : l’Iran entre l’effondrement économique et la survie face au boycott américain. Approximation : les États‑Unis ont annoncé une mesure sans précédent à l’égard de l’Iran, le « boycott économique ». Ce titre est aussi terrifiant que tous les titres de guerre…

AI
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En effet, les choses ne se déroulent pas selon la volonté d’Atraho, malgré les efforts qu’il a fournis et la violence qu’il a employée. Cela signifie, pour un analyste sérieux, qu’il s’agit d’un mécanisme purement psychologique de compensation, à connotation négative. Cela n’implique pas que le danger ne soit plus accessible à Atraph, mais que ce dernier a un prix à payer, rendant toute action plus mesurée.

Rêves d’Atraph entre réalité et ambition Dans quelle mesure Atraph pourra‑t‑il tenir ses promesses astronomiques envers l’Iran? La nécessité de recourir à ce qu’ils appellent le « tunnel des échappatoires économiques et politiques » naîtra‑t‑elle en Iran? 1.

La menace du boycott économique Comme je l’avais indiqué dans un article précédent, les contours d’un refus russe et chinois du boycott américain d’Iran ont commencé à se dessiner. Les États‑Unis n’ont pas obtenu le soutien de dix pays actifs de la région, car cela toucherait l’économie de ces pays, leur position stratégique, ou leurs intérêts régionaux et internationaux. Ces pays forment un bloc économique majeur représentant plus de 40 % de la masse économique mondiale.

Puisqu’ils sont opposés à l’Iran ou proches de lui, leur position a un impact fort sur la mise en œuvre du blocus meurtrier souhaité par Trump et les Natan… Comment? Nous verrons. 2.

Le slogan « ramener l’Iran aux ténèbres » recèle une logique. En effet, si la puissance militaire de l’Iran a été fortement affaiblie par la guerre, Atraph, avec ses deux visages, a également subi d’importantes pertes, tant au niveau de l’effort que de la délimitation du pouvoir des parties. Plus aucune mise à prix n’est possible, et Atraph ne pourra ramener l’Iran aux ténèbres qu’en employant, par exemple, des armes nucléaires, ce qui entraînerait des catastrophes incontrôlables.

L’armée américaine, désormais entraînée dans une guerre sans cheval ni âne, ne trouve plus d’auditeur. Ainsi, la menace des Natan à l’égard de l’Iran se résume à du discours compensatoire vide. Le véritable « boycott économique » consistera à empêcher la vente du pétrole iranien: une orientation théorique claire, mais difficile à appliquer pour deux raisons: ‑ Premièrement, les grandes puissances ont besoin du pétrole iranien, et il est difficile de le remplacer dans les conditions actuelles, surtout depuis le blocage du détroit d’Hormuz et la possible fermeture du détroit de Bab El‑Mandeb.

‑ Deuxièmement, le blocus américain pourrait dégénérer en une guerre de destruction totale des infrastructures pétrolières du Golfe tout entier. Le tableau est complexe et interconnecté; aucune composante ne peut être résolue sans les autres. L’Iran pourra‑t‑il échapper à l’étau économique annoncé?

Les tunnels économiques et politiques À mon sens, une nouvelle logique née de l’oppression, de l’occupation et de la domination au Moyen‑Orient a donné naissance à une solution inventée par ce que l’on appelle la « résistance » dans la région. Elle consiste à exploiter le sous‑sol au profit de la surface occupée: une arme nouvelle qui a déjà été employée en Iran, à Gaza, dans le sud du Liban et par les Houthi. Ces tunnels représentent une façon de penser et une solution qui traduisent une forme de « conscience des tunnels ».

Elle peut être généralisée par leurs acteurs dans tout type de conflit, quelle que soit sa nature. Je suppose que l’Iran l’utilisera pour contourner le boycott américain, en créant des tunnels économiques et politiques: • Tunnel « Al‑i‑wa‑‘ala‑‘adu‘iy » (« Sur mon ennemi, ô Dieu, je compte »): empêcher toute exportation de pétrole, même si cela implique une guerre militaire dérivée. • Tunnel d’échange en monnaies locales ou en biens, au lieu du dollar, afin d’importer les besoins contre les exportations iraniennes, quel que soit le type ou le mode de transport.

• Tunnel industriel et de transformation locale, visant l’autosuffisance interne. Un pays disposant de ressources énergétiques trouve plus aisément cette autosuffisance. • Tunnel politique: sa valeur stratégique réside dans l’ouverture de canaux sérieux de communication avec tous les voisins, les rassurant que les relations bilatérales résoudront la crise actuelle et d’autres problèmes.

Ce tunnel commence par la renonciation de l’Iran à nuire aux pays du Golfe, notamment. Bien que cela contredise les frappes américaines contre l’Iran, je pense qu’une position ferme des pays du Golfe face à la présence militaire américaine, qui ne profite à aucun d’eux, ouvrira la deuxième partie de ce tunnel stratégique que Atraph redoute de perdre lors des élections en cours. Dans ce contexte, l’Iran devra sacrifier des ressources pour creuser ce tunnel vital, car il constitue l’une de ses chances de survie: il ne peut se passer de ses voisins arabes, tout comme eux ne peuvent se passer de l’Iran.

Ainsi, les habitants de la région doivent creuser des tunnels de communication qui respectent leurs intérêts politiques et autres, à l’instar des tunnels déjà creusés qui ont provoqué des changements radicaux et stratégiques dans l’équilibre des forces régionales.

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