«Najda Al‑‘Abid» condamne le viol d’une fillette à Toghénine et réclame l’adoption d’une loi dissuasive.
Les Nouvelles (Nouakchott) – L’organisation Sauvetage des esclaves a condamné le viol d’une fillette de sept ans à Bouhadida, dans le nord de Nouakchott, réclamant d’accélérer l’adoption d’une loi stricte protégeant les femmes, les filles et les enfants de toutes formes de violence…

Il ressort que **Les Nouvelles (Nouakchott)** – L’organisation *Nouja* (Sauvetage des esclaves) a condamné le viol d’une fillette de sept ans à Bouhadida, dans le nord de Nouakchott, et a exigé l’adoption rapide d’une loi stricte protégeant les femmes, les filles et les enfants contre toutes les formes de violence et d’abus, protégeant les victimes et renforçant les peines à l’encontre des auteurs de ces crimes. Dans un communiqué, l’organisation a qualifié cet acte d’atteinte aux droits, à la dignité et à l’intégrité physique et psychologique de l’enfant, un crime qui nécessite la plus grande fermeté dans l’application de la loi, tout en saluant la rapidité d’intervention des forces de sécurité et l’arrestation du suspect. Elle a réclamé la poursuite de l’enquête avec pleine indépendance, la mise en accusation du responsable devant la justice et sa sanction conformément à la loi, tout en garantissant à la fillette un suivi médical, psychologique et social continu, ainsi que le soutien de sa famille pour l’aider à surmonter les séquelles de l’agression.
L’organisation a insisté sur la nécessité de traiter l’affaire dans le respect de la vie privée de l’enfant, en interdisant la diffusion de ses photos ou de toute information susceptible de lui causer davantage de préjudice, tout en renforçant les mécanismes de prévention, de signalement, de protection et de prise en charge des victimes de violences sexuelles, et en assurant une réponse efficace à ces crimes afin d’éviter l’impunité et de protéger les victimes. Elle a appelé à combler les lacunes juridiques et à renforcer les dispositifs judiciaires, sécuritaires et sociaux capables de prévenir ces crimes et d’y répondre avec la rapidité et l’efficacité requises, garantissant aux victimes le droit à la justice ainsi qu’à des soins médicaux, psychologiques et sociaux. L’organisation a souligné que ce qui est arrivé à la fillette constitue « un signal d’alarme » nécessitant une réaction urgente et responsable des autorités publiques, de la société civile et de tous les acteurs, afin de créer un environnement sûr protégeant enfants, femmes et filles, et de mettre fin à l’impunité dans les crimes de violence et d’agression sexuelle.
Enfin, *Nouja* s’est engagée à suivre l’affaire sous l’angle des droits humains, et, dans le cadre de ses compétences, à contribuer à la protection de la fillette, au respect de ses droits et à la préservation de son meilleur intérêt.