Économie·

African Development prévoit une croissance de 4,4 % de l’économie mauritanienne grâce aux projets gaziers.

Les News (Nouakchott) prévoient que la Banque africaine de développement anticipe une reprise notable de l’économie mauritanienne, avec un taux de croissance atteignant 4,4 % en 2026 et poursuivant à 4,7 % en 2027, soutenue par le démarrage de la production réelle de gaz…

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Selon les dernières informations, les Actualités (Nouakchott) – Le Banque africaine de développement prévoit que l’économie mauritanienne enregistre une reprise notable, avec un taux de croissance de 4,4 % en 2026, puis une hausse à 4,7 % en 2027, soutenue par le démarrage de la production réelle de gaz du projet « Ahmim le Grand » et par la performance positive des secteurs de l’agriculture, de la pêche maritime et des services. Le Banque, dans son rapport pays 2026 sur la Mauritanie intitulé « Mobilisation massive des ressources pour financer le développement en Mauritanie dans un monde fragmenté », indique que la croissance économique a ralenti à 4,0 % en 2025 contre 6,3 % en 2024, du fait du recul du secteur extractif (sidérurgie et or), malgré la résilience des secteurs non extractifs. Le rapport ajoute que l’inflation est tombée à 1,6 % en 2025, permettant à la Banque centrale mauritanienne de réduire le taux d’intérêt directeur à 6,0 %.

Le déficit budgétaire a reculé à 0,6 % du PIB et la dette publique à 39,9 %, plaçant le pays à un niveau de risque d’endettement modéré. Concernant les défis sociaux, le rapport signale la stabilité du taux de pauvreté à 27,4 % en 2024, avec un écart marqué entre les zones rurales (77 %) et urbaines (35,4 %). Le chômage des jeunes (14 à 35 ans) s’établit à environ 22,1 % en 2025.

Le Banque africaine de développement estime les besoins de financement du développement de la Mauritanie à environ 8,6 milliards de dollars US par an (soit 81,3 % du PIB) pour atteindre les objectifs de développement durable d’ici 2030, ou 1,5 milliard de dollars par an pour l’agenda 2063. Ces besoins de financement reposent principalement sur le secteur des transports (93 %), suivi de l’éducation (3 %) et de l’énergie (2 %). Pour réduire le déficit de financement, le rapport recommande de renforcer la mobilisation fiscale, actuellement à 15,8 % du PIB, alors que le potentiel estimé est de 24,2 %, en considérant le plan stratégique de la Direction générale des impôts (2025‑2029) comme une étape clé.

Le rapport souligne également la nécessité d’accélérer l’intégration du secteur informel, qui emploie plus de 63 % de la main‑d’œuvre et contribue à 32,1 % du PIB, via le développement de solutions de paiement numérique et la mise en œuvre du cadre « loi sur les start‑ups », ainsi que l’exploitation de la loi de partenariat public‑privé n° 2024‑041 pour attirer des investissements dans les secteurs de l’eau, de l’énergie et de l’alimentation. Dans le cadre de la transition énergétique, le rapport met en avant les perspectives prometteuses du pays en matière de production d’hydrogène vert, en rappelant l’ambition de Nouakchott de capter 1 % du marché mondial de l’hydrogène et 1,5 % du marché de l’acier vert d’ici 2050.

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