Conflit entre #PP# et le Sénégal concernant les systèmes de vente du gaz naturel liquéfié du champ Ahmim.
Un nouveau différend est né entre le gouvernement sénégalais et la société «British Petroleum» (BP) concernant le système de commercialisation du gaz naturel liquéfié extrait du champ «Grande Tortue Ahmim», projet gazier conjoint entre la Mauritanie et le Sénégal....

D'après les sources officielles, le nouveau Premier ministre sénégalais, qui hérite d’une économie en grande difficulté, estime que « les textes sont clairs », rejetant ainsi l’interprétation selon laquelle le gaz naturel liquéfié ne serait pas inclus dans les dispositions contractuelles initiales. Dakar souhaite commercialiser le gaz destiné aux deux pays à un prix proche de celui de sa sortie du champ Ahmim. Dans cette démarche, le Premier ministre sénégalais mise sur une position commune avec la Mauritanie, appelant à la négociation avec #بي.بي# afin de respecter, selon ses propos, les clauses des contrats signés.
Il semble que la question des prix et le mécanisme de commercialisation mis en place par #بي.بي# et la société Cosmos Energy soient devenus une source d’inquiétude majeure pour les deux États. Il est naturel que les multinationales, qui ont assumé d’importants risques et investi dans les phases d’exploration puis de développement du champ, cherchent à protéger leurs intérêts et leurs marges bénéficiaires. Mais la question posée est la suivante: ces investissements justifient-ils des niveaux de rendement que certains jugent excessifs, au détriment des États, et surtout des populations qui sont censées profiter de l’exploitation de leurs ressources naturelles?
Le Premier ministre sénégalais souligne à juste titre une contradiction: le gaz naturel liquéfié produit à partir d’une ressource commune aux deux pays est revendu à ces mêmes pays à des prix bien plus élevés après avoir quitté leurs frontières. Dans le contexte économique difficile que traversent les deux pays, cette situation soulève une question fondamentale sur la capacité de la Mauritanie et du Sénégal à tirer pleinement parti de leurs ressources gazières. La conjoncture économique des deux États, conjuguée aux tensions et pressions liées à la géopolitique internationale, réduit de plus en plus la marge de manœuvre dont disposent leurs gouvernements.
L’ironie notable est que, alors que les deux gouvernements cherchent des ressources pour soutenir leurs économies, une partie de la valeur générée par leurs richesses naturelles leur échappe. Dès lors, la question se pose: la Mauritanie doit‑elle adopter une position similaire à celle du Sénégal, fondée sur la solidarité qui unit les deux pays dans le cadre du projet GTA? Et la réouverture du dialogue avec #بي.بي# et la révision des mécanismes de commercialisation pourraient‑elles offrir une meilleure opportunité de défendre leurs intérêts?
Même si une telle démarche pouvait susciter certaines tensions avec les partenaires du secteur privé, la Mauritanie, à l’instar du Sénégal, a un intérêt majeur à garantir que l’exploitation de ses ressources naturelles profite davantage à son économie et à sa population.