La Mauritanie s’engage à maintenir la stabilité des prix des carburants et à empêcher une nouvelle hausse.
Le Premier ministre mauritanien El Moctar Ould Diay a promis jeudi de maintenir la stabilité des prix des carburants et d’empêcher toute nouvelle hausse, alors que le gouvernement examine l’approvisionnement du marché et se prépare à lancer un appel d’offres international pour le fournir.

D'après les sources officielles, le ministre principal mauritanien El Moctar Ould Diay a promis, jeudi, de maintenir la stabilité des prix des produits pétroliers et d’empêcher toute nouvelle hausse, alors que le gouvernement examine la sécurisation de l’approvisionnement du marché et se prépare à lancer un appel d’offres international pour le fournir en produits pétroliers. L’engagement a été pris lors d’une réunion présidée par Ould Diay, en présence du président de l’Union nationale des employeurs et des représentants des sociétés de distribution de carburants, spécialement dédiée au suivi de l’approvisionnement du marché en produits pétroliers. La réunion a examiné la préparation du lancement d’un appel d’offres international pour fournir le marché en carburants, ainsi que les moyens d’assurer la continuité des livraisons et d’améliorer le service de distribution, dans le contexte de l’impact de la guerre au Moyen‑Orient sur les prix des carburants et les chaînes d’approvisionnement.
Ces démarches interviennent après quatre augmentations des prix des carburants approuvées par le comité des carburants sur une période d’environ trois mois. Le prix du litre de gazole à Nouakchott est passé de 487,9 ouguiya (ancien) en mars à 621,3 ouguiya lors de la quatrième hausse, tandis que le prix de l’essence est passé de 511,2 à 650,2 ouguiya (ancien). Des périodes de pénurie d’approvisionnement ont entraîné des files d’attente devant plusieurs stations-service à Nouakchott; le ministère de l’Énergie et du Pétrole avait indiqué en juillet que les stocks étaient disponibles, attribuant alors la pénurie d’essence à un retard de livraison après le rejet d’une première cargaison pour non‑conformité aux spécifications.
Le comité national des carburants avait annoncé en septembre le lancement d’un appel d’offres international pour sécuriser les besoins du marché en essence, kérosène, gazole et fioul pour six mois, à compter de décembre.