Plus de 100 soldats maliens et cinq Russes ont été tués lors de l'attaque de Dioura.
Le nombre de victimes de l’attaque contre le camp militaire de Dioura au Mali le 10 septembre s’est élevé à plus de 100 soldats maliens et cinq membres du bataillon africain russe, selon un nouveau bilan relayé aujourd’hui vendredi par l’Agence France‑Presse d’après des sources…

Il ressort que le bilan de l’attaque contre le camp militaire de Dioura, au Mali, s’est élevé le 10 septembre à plus de 100 soldats maliens et cinq membres du bataillon russe d’Afrique, selon un nouveau compte rendu transmis aujourd’hui vendredi par l’Agence France‑Presse, provenant de sources militaires, sécuritaires et locales. Des sources de sécurité à Mopti ont indiqué que l’assaut avait fait plus de 100 morts parmi les soldats, dont deux officiers, et ont qualifié l’attaque d’inédite en raison de l’ampleur des pertes. Ce chiffre a été confirmé par un officier de l’état‑major général de l’armée et un responsable local, alors que le premier bilan évoquait au moins 50 soldats tués.
La révision du bilan place l’attaque de Dioura parmi les plus meurtrières subies par l’armée malienne depuis le début du conflit armé qui sévit dans le pays depuis une quinzaine d’années. Le groupe « Jama’at Nasr al‑Islam wa al‑Muslimin », affilié à Al‑Qaïda, a revendiqué l’attaque qui visait le camp de Dioura, dans le cadre de la dernière offensive de grande envergure contre les forces maliennes et les troupes étrangères qui les soutiennent. Les forces maliennes mènent depuis des années des combats contre des groupes armés actifs sur de vastes zones du pays, tandis que les autorités ont renforcé leur coopération militaire avec des combattants russes appartenant au bataillon d’Afrique.