Économie·

Proposition concernant le renforcement et la sécurisation des sources d’eau pour la ville d’Atar et les zones agricoles voisines.

Dans le contexte des changements climatiques accélérés et de la hausse notable des températures, l’eau est devenue l’un des défis majeurs auxquels les sociétés sont confrontées, notamment dans les zones désertiques. L’importance d’assurer les ressources en eau dans la ville…

AI
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Il ressort que si les études confirment la pertinence de l’eau du barrage, nous proposons d’en exploiter les ressources selon les priorités suivantes: - Étudier la possibilité de soutenir l’alimentation en eau d’Atar en créant un système de transport et de traitement des eaux du barrage, à condition que les analyses techniques, sanitaires et environnementales le valident. - Mettre en place une station de traitement et de purification de l’eau avant son acheminement vers le réseau de distribution potable, conformément aux normes sanitaires en vigueur. - Utiliser une partie des eaux du barrage pour l’agriculture, notamment l’irrigation des oasis et des exploitations situées à proximité.

- Installer un réseau d’irrigation moderne basé sur le goutte‑à‑goutte afin de réduire l’évaporation, limiter le gaspillage et améliorer l’efficacité d’utilisation. - Développer l’agriculture oasis, en particulier la culture du palmier dattier et des productions compatibles avec le climat et l’environnement locaux. - Créer des zones agricoles organisées autour du barrage, selon une étude technique définissant les superficies appropriées, tout en respectant la capacité du barrage et en évitant une surexploitation.

- Soutenir les petits agriculteurs en réservant une partie des terres et de l’eau à des projets agricoles locaux, avec un accompagnement technique adéquat. Par ailleurs, afin d’améliorer les conditions de vie des populations locales, nous proposons de préparer ou de revêtir la route reliant Azouki à la zone de Teyaret « Sabah al‑Kheir », d’une longueur d’environ sept kilomètres, compte tenu de son importance pour faciliter la mobilité, dynamiser la région, améliorer le transport des produits agricoles et permettre le transport de citernes d’eau vers Atar en cas de besoin. **Proposition 2: protection et régulation des puits privés et publics, et prise en compte des ressources souterraines** Étant donné la forte dépendance d’Atar aux eaux souterraines et la multiplication des puits artesiens privés, la protection de ce stock d’eau devient une nécessité fondamentale pour garantir la continuité de l’alimentation des habitants et la préservation de l’activité agricole et des oasis.

Nous proposons donc de donner des instructions aux autorités techniques et administratives compétentes afin de réaliser une étude et un inventaire exhaustifs de tous les puits artesiens privés et publics de la zone, dans le but de: - Recenser tous les puits, localiser leurs emplacements et évaluer leur capacité de production. - Identifier leurs usages (eau potable, irrigation, autres usages). - Évaluer la viabilité de leur exploitation continue d’un point de vue technique et économique.

- Mesurer l’impact de l’exploitation croissante sur le niveau des eaux souterraines. - Étudier l’influence des puits privés sur les puits publics qui alimentent Atar. - Déterminer la capacité réelle du stock souterrain et le taux de renouvellement des eaux.

- Prioriser les eaux destinées à l’alimentation de la ville et à la satisfaction des besoins essentiels de la population. - Tenir compte des besoins des populations locales et des activités agricoles, notamment les oasis de palmiers. - Mettre en place un mécanisme de suivi permanent du niveau des eaux souterraines et des débits de pompage.

Si les études techniques révèlent un impact manifeste d’une surexploitation des puits privés sur les sources publiques ou sur les ressources hydrauliques dont dépendent les oasis et les habitants, il conviendra d’instaurer une réglementation claire et contraignante de l’exploitation de ces puits, afin d’assurer un équilibre entre les intérêts des propriétaires privés, le droit des habitants à l’eau potable et la préservation des ressources hydrauliques et des oasis. Cette mesure ne doit pas se limiter à la situation actuelle; elle doit devenir un dispositif permanent de surveillance des ressources souterraines, permettant de connaître chaque année le volume d’eau pompé et de le comparer au taux de renouvellement du stock, afin d’éviter un épuisement difficile à corriger à l’avenir. **Proposition 3: recherche de solutions permanentes et continues pour l’eau d’Atar** La dépendance à une source ou à un réseau unique, ou à un nombre limité de puits, rend le système d’alimentation d’Atar vulnérable aux pannes, à la baisse de production ou à la diminution du niveau des eaux souterraines.

Ainsi, la solution durable ne doit pas se cantonner à la remise en état des sources existantes, mais doit viser la recherche de nouvelles sources d’eau permanentes et indépendantes, pouvant servir de sources principales ou de réserve à l’avenir. Dans ce cadre, certaines données circulantes évoquent l’existence d’un lac ou d’un important réservoir souterrain dans la région d’« Ajrif », qui pourrait contenir des volumes significatifs d’eau et être exploitable à terme pour renforcer l’alimentation d’Atar. Nous proposons donc d’inclure la zone d’Ajrif dans les futures études hydrogéologiques et de vérifier scientifiquement: - Le volume du stock d’eau présent.

- La qualité de l’eau et son aptitude à la consommation ou à l’irrigation. - La profondeur des nappes phréatiques. - Le taux de renouvellement du stock.

- La capacité annuelle d’extraction sans épuiser la source. - La distance et le coût nécessaires pour raccorder la source à Atar. - La viabilité technique et économique de la création d’un réseau d’eau indépendant.

Il est également possible d’élargir les recherches et l’exploration à d’autres zones potentielles, en recourant aux études géologiques et hydrogéologiques modernes, aux techniques de télédétection et aux levés géophysiques, afin d’identifier de nouvelles sources d’eau fiables pour le futur. L’objectif final est de mettre en place un système hydraulique multi‑sources, de sorte qu’Atar ne dépende plus d’une seule source, mais dispose d’un ensemble intégré comprenant les sources actuelles d’Azouki et de Teyaret « Sabah al‑Kheir », l’éventuelle exploitation du barrage de Skélil, ainsi que de nouvelles ressources souterraines découvertes et étudiées, offrant ainsi une ligne d’eau de réserve utilisable en cas d’urgence ou de baisse de production des sources existantes. **Conclusion** Assurer la sécurité hydrique d’Atar et des zones agricoles environnantes nécessite de passer d’une gestion réactive des pénuries à une planification anticipée et à une gestion à long terme des ressources en eau.

D’où l’importance de combiner les trois axes proposés: exploitation du barrage de Skélil selon une étude scientifique rigoureuse, protection et régulation de l’exploitation des puits privés et publics, et recherche de sources d’eau alternatives, permanentes et continues. Cette approche vise à garantir l’eau potable pour la population, à préserver les oasis, les palmiers et les activités agricoles, à protéger le stock souterrain contre l’épuisement, à optimiser l’usage des installations existantes et à fournir des sources de réserve capables d’assurer la ville à l’avenir. Ainsi, il sera possible de bâtir un système hydraulique plus durable et résilient, apte à faire face aux effets du changement climatique et à la croissance démographique, tout en équilibrant les besoins des habitants, les exigences du développement agricole et la nécessité de préserver les ressources en eau pour les générations futures.

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