Le corps médical : nous nous engageons à protéger le médecin des accusations non fondées.
Les News (Nouakchott) – Le syndicat national des médecins mauritaniens s’est engagé à protéger le médecin contre ce qu’il a qualifié d’accusations infondées, dans un communiqué qu’il a déclaré avoir publié à la suite du débat en cours sur certains cas de décès et les complications associées…

Il ressort que les actualités (Nouakchott) – Le syndicat national des médecins mauritaniens s’est engagé à protéger le médecin contre ce qu’il a qualifié d’accusations non fondées, dans un communiqué qu’il a publié à la suite du débat en cours sur certains cas de décès et de complications liés aux traitements. Le syndicat a déclaré, dans le communiqué dont l’Agence des nouvelles indépendantes a reçu une copie, que l’erreur médicale ne signifie pas chaque complication ou décès survenant pendant le traitement; la médecine est un domaine complexe, où des complications connues ou des résultats imprévus peuvent survenir malgré le respect des principes scientifiques et les soins nécessaires. Le syndicat a exclu la possibilité d’établir une responsabilité médicale sans d’abord étudier le dossier médical, entendre les parties et réaliser une expertise indépendante déterminant l’existence d’une faute, du préjudice et du lien de causalité entre les deux.
Il a souligné que chaque patient ou famille suspectant une négligence a le droit de demander une copie du dossier médical, de déposer une plainte auprès de l’établissement de santé ou du syndicat, et de recourir à la justice. Le syndicat s’est engagé à examiner les plaintes relevant de sa compétence, à protéger les patients et à tenir le médecin responsable en cas de manquement professionnel, rappelant que la diffusion des noms, accusations et informations avant la fin de l’enquête et de l’expertise « porte atteinte à la dignité des patients et de leurs proches, au secret médical et au principe de présomption d’innocence ». Il a insisté sur le fait que la voie la plus efficace pour parvenir à la vérité est de déposer une plainte documentée, de procéder à une expertise neutre et de saisir le syndicat ou la justice, précisant que le recours à ces procédures ne vise pas à faire taire les victimes ni à restreindre leur droit d’expression.
Le syndicat a rappelé que le recours à ces procédures a pour but de garantir le droit des personnes qui s’interrogent de connaître la vérité, de tenir le responsable pour responsable en cas d’erreur avérée et de réparer le préjudice.