De la rencontre des cadres à Wadane : observations sur le présent de la ville et son avenir.
Hier, le 21 septembre 2026, j’ai assisté aux activités de la visite de Son Excellence le Président de la République à la ville de Wadane, et cela a été, à mon avis, une occasion importante de rencontrer les habitants et d’écouter directement leurs préoccupations et leurs revendications. Ce qui a attiré mon attention lors de la rencontre…

D'après les sources officielles, en clôture de la rencontre, Son Excellence le Président de la République a annoncé l’orientation vers le traitement du problème de la route à court terme, en l’inscrivant dans le budget de l’État pour l’année 2027, ainsi que la prise des mesures nécessaires pour résoudre les autres difficultés selon les moyens disponibles. À cette occasion, j’adresse mes vifs remerciements à Son Excellence le Président de la République pour avoir supporté le déplacement jusqu’à Wadân, pour avoir écouté directement les habitants et les cadres, et pour s’être informé de près de la réalité et des problèmes de la ville. Bien que les points abordés lors de la rencontre soient importants, deux questions me sont venues à l’esprit et que j’aurais aimé, si l’occasion m’en était donnée, poser à Son Excellence le Président.
L’une est d’ordre structurel, l’autre social. Premièrement: la planification urbaine de la ville. Je considère qu’il est indispensable de réfléchir à l’élaboration d’un plan d’aménagement clair pour la ville moderne, en définissant la relation et la zone de démarcation avec la ville historique.
Il faut être franc dans le diagnostic de la situation urbaine actuelle; l’étalement horizontal de la ville se fait, à certains endroits, de façon désordonnée, et le réseau de rues ne repose, dans de nombreuses zones, sur une conception urbaine intégrée. Cette situation risque de rendre plus difficile la mise en œuvre des programmes de développement futurs, notamment en ce qui concerne la construction de routes, les réseaux d’eau, d’électricité, d’assainissement, les transports et les services publics. Ainsi, l’élaboration d’un plan d’aménagement prospectif pour Wadân, qui délimite les zones d’expansion, le réseau routier, les emplacements des services, les zones de protection et assure la séparation fonctionnelle et urbaine entre la ville historique et les extensions modernes, pourrait constituer une base indispensable à tout développement durable de la ville.
Deuxièmement: le développement d’interventions orientées vers des projets durables pour les groupes vulnérables. Le second point concerne les interventions de l’Agence Taâzer. Il ne fait aucun doute que les programmes et projets mis en œuvre par l’agence sont importants, mais je propose, dans le cadre du développement de cette expérience, de créer un mécanisme ou une direction spécialisée chargée d’accompagner les petites et micro‑entreprises, en particulier pour les groupes vulnérables et les populations éloignées des centres de décision et des opportunités économiques.
L’objectif n’est pas seulement de fournir un soutien, mais de passer progressivement d’une logique d’aide à une logique d’autonomisation du bénéficiaire, afin qu’il crée une activité économique capable de perdurer, grâce à la formation, l’accompagnement, le financement et le suivi. Cette approche pourrait, d’une part, élargir le cercle de l’inclusion financière, et d’autre part, générer des projets et des investissements locaux plus durables, transformant le bénéficiaire du soutien en un entrepreneur capable de subvenir à ses besoins. Comme le dit le proverbe bien connu: « Apprenez‑lui à pêcher plutôt que de lui donner un poisson chaque jour ».
En conclusion, je renouvelle mes remerciements à Son Excellence le Président de la République et à la délégation qui l’accompagnait, ainsi qu’à nos compatriotes de Wadân, tous sans exception, pour leur accueil chaleureux et leur participation à cette rencontre. Cordialement, Mohamed Ali Oul Hafiz, chercheur en doctorat.