Société·

Le président de la République lors de la réunion des cadres à Chinguetti : l’éducation, entrée fondamentale pour construire une société plus équitable et réaliser le développement durable.

Confirmant que la réalisation du développement durable, le renforcement d’une transformation sociétale positive, la réduction des disparités et la promotion des valeurs de la citoyenneté restent conditionnés par la mise à disposition d’une éducation inclusive et de qualité. Le Président de la République a également souligné, lors de la présidence d’une réunion avec des cadres…

LD
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D'après les sources officielles, le Président a expliqué que ces structures visent à étendre la carte de l’enseignement supérieur au‑delà de la capitale, à renforcer les possibilités de formation spécialisée dans toutes les régions du pays, précisant que les dix institutions mentionnées plus haut sont désormais pleinement opérationnelles, tandis que les préparatifs se poursuivent pour les autres projets. Dans le domaine de la recherche scientifique, le Président a indiqué l’ouverture, pour la première fois, de neuf écoles doctorales au sein des universités nationales de Nouakchott, une initiative destinée à élever le niveau de la recherche et à renforcer les parcours de formation académique avancée. Il a affirmé que la mise en œuvre de ces projets s’est accompagnée d’efforts pour fournir les infrastructures et équipements nécessaires, ainsi que le recrutement des corps enseignants requis pour faire fonctionner les nouvelles institutions.

Il a souligné que l’expansion de l’Université de Nouakchott a permis d’accueillir plus de 11 000 nouveaux étudiants, en plus de sa capacité d’accueil antérieure. Il a reconnu que le processus de réforme et de développement de l’éducation reste long et que de nombreux dossiers nécessitent encore un suivi et un traitement continus, mais il s’est montré optimiste quant à la surmontée d’une partie importante des défis, estimant que la trajectoire du développement du pays commence à s’orienter dans la direction souhaitée. Il a relié ce chemin à celui emprunté par Chinguetti et les villes scientifiques historiques, fondé sur le savoir, la connaissance, le travail et l’exploitation du savoir pour bâtir la société.

En évoquant la ville de Chinguetti, le Président a rappelé le proverbe « à chaque lieu son discours », considérant que la stature de la ville, avec sa symbolique scientifique, culturelle et historique, justifie la présence forte d’un « discours du savoir ». Il a déclaré que Chinguetti occupe une place particulière dans le cœur des Mauritaniens, en tant que symbole de l’histoire, du passé scientifique et civilisé du pays, insistant sur la nécessité de transformer cette symbolique en source d’inspiration pour le présent et l’avenir. Il a ajouté que Chinguetti ne doit pas être uniquement un repère du passé, mais également un repère du présent, inspirant le futur, et que la reconnaissance internationale de la valeur historique et culturelle de la ville, ainsi que d’autres villes historiques mauritaniennes, impose de suivre cette reconnaissance par des actions concrètes de protection et de préservation du patrimoine.

Il a souligné que la sauvegarde des villes historiques, de leurs bibliothèques et manuscrits représente une responsabilité nationale, rappelant les efforts déployés dans ce domaine, notamment à travers l’organisation du festival des cités du patrimoine, soutenu depuis le début de la campagne électorale de 2019, et lors de ses visites dans les régions et les anciennes villes. Le Président a précisé que la tenue annuelle du festival dans l’une des villes historiques demeure essentielle pour revitaliser ces cités et faire connaître leur importance culturelle et civilisationnelle. Il a noté que les activités culturelles et artistiques, y compris les soirées poétiques et diverses animations, contribuent à faire connaître aux générations futures l’histoire et la valeur de ces villes.

Il a toutefois rappelé que l’essentiel est que l’organisation de ces festivals se reflète dans la vie des habitants et le développement des villes hôtes, à travers le soutien à des projets coopératifs et de développement, garantissant la pérennité des effets du festival au‑delà de sa durée et offrant aux populations des opportunités de profiter de l’activité culturelle et économique qui l’accompagne. Il a déclaré que, bien que le festival soit important, il « n’est pas suffisant en soi », appelant à lancer une initiative plus globale visant les villes historiques, destinée à préserver le patrimoine culturel et à le rendre plus accessible aux chercheurs et aux visiteurs, tout en le protégeant des divers facteurs de détérioration et de disparition. Il a insisté sur la nécessité de ne pas négliger les trésors culturels légués par les ancêtres, rappelant que la conservation des manuscrits et des vestiges dans leurs conditions actuelles les expose aux aléas du temps et aux phénomènes naturels, ce qui requiert des mesures plus efficaces pour les protéger.

Le Président a indiqué que de nombreux pays ont développé des moyens et des technologies avancées pour la sauvegarde du patrimoine et les monuments, invitant à exploiter ces outils à Chinguetti et dans les autres villes historiques, quel qu’en soit le coût, affirmant que la protection du patrimoine mérite les moyens nécessaires, même si cela implique des dépenses importantes. Il a souligné que la véritable préservation du patrimoine des villes historiques est étroitement liée à la protection des manuscrits et des bibliothèques, en leur accordant la place et la valeur qu’ils méritent, afin de permettre aux visiteurs et aux chercheurs d’en apprécier la dimension scientifique et culturelle. Le Président a rappelé que la protection du patrimoine matériel des villes historiques doit s’accompagner de la sauvegarde de l’esprit qui animait ces cités, cet esprit qui a contribué à la production du patrimoine scientifique et culturel transmis aux générations actuelles.

Il a expliqué que cet « esprit » se manifeste avant tout par l’amour du savoir, l’exploration et l’élargissement des connaissances, précisant que la valeur du savoir ne se complète que lorsqu’elle génère des fruits bénéfiques pour la société. Il a affirmé que le savoir qui a prospéré à Chinguetti a dépassé la simple valeur matérielle pour acquérir une dimension symbolique et civilisationnelle, rappelant que l’une des plus grandes réussites associées à ce nom était le « chinguettien », connu bien avant l’adoption du nom officiel du pays dans l’État moderne. Il a réaffirmé que la préservation de cet esprit et sa concrétisation à travers la promotion du savoir et l’élargissement des domaines de connaissance constituent l’une des voies essentielles à développer, insistant sur le fait qu’un savoir qui ne porte pas de fruits dans la vie des gens et ne contribue pas à l’édification de la société est un savoir stérile, et que le savoir des habitants de Chinguetti n’a jamais été stérile.

Il a indiqué que l’esprit scientifique de la société mauritanienne a commencé à décliner au cours des dernières décennies, entraînant un ralentissement de la dynamique intellectuelle, et a appelé à relancer l’élan scientifique et intellectuel qui a autrefois caractérisé le pays. Il a précisé que ce recul a coïncidé avec la création de l’État national, mais a souligné que l’État moderne n’est pas la seule cause de cette situation, la responsabilité incombe également à la société elle‑même, l’État n’étant qu’un facteur supplémentaire parmi les multiples transformations vécues par la communauté. Il a ajouté que l’une des raisons de ce recul réside dans la difficulté à gérer la transition du système de savoir traditionnel vers un système d’éducation et de connaissance modernes, ainsi que dans le manque d’exploitation suffisante des possibilités de conjuguer les deux.

Il a affirmé ne pas voir de contradiction entre le savoir authentique et les exigences du savoir contemporain, appelant à reconnecter les connaissances modernes à leurs racines scientifiques et culturelles, et à tirer parti du patrimoine historique du pays dans le domaine du savoir, afin de revitaliser l’esprit de recherche et d’expansion intellectuelle au service du développement sociétal. Le Président a reconnu que la limitation des ressources et les difficultés économiques imposent un ordre de priorités, mais que cela ne doit pas conduire à reléguer l’éducation et le savoir en dehors du sommet de ces priorités, les considérant comme les fondements de la construction du capital humain et de l’investissement des ressources nationales. Il a rappelé que la restauration de « l’esprit du savoir », qui a historiquement prospéré dans les villes scientifiques mauritaniennes, était l’un des moteurs principaux des politiques adoptées, soulignant que l’investissement dans l’humain et le savoir constitue une condition indispensable pour transformer les potentialités naturelles du pays en un développement durable.

Il a renouvelé l’appel du Président aux jeunes Mauritaniens à s’engager dans la formation, le travail et la production, affirmant que la construction de l’avenir nécessite de transformer l’énergie de la jeunesse en une force productive capable de dynamiser l’économie nationale. Il a indiqué que des milliers d’emplois ont été créés récemment, avec des perspectives de création d’opportunités supplémentaires grâce à la dynamique économique actuelle, invitant les jeunes à se préparer à saisir ces opportunités et à participer activement à l’activité économique. Il a précisé que les établissements de formation technique et professionnelle ont connu une forte expansion de leur capacité d’accueil, le nombre de bénéficiaires passant d’environ cinq mille étudiants en 2019 à près de vingt‑trois mille aujourd’hui, estimant que ce développement offre aux jeunes des parcours pratiques pour acquérir les compétences recherchées par le marché du travail.

Il a souligné que la Mauritanie ne peut bâtir son économie, renforcer ses ressources et exploiter ses potentialités qu’avec les mains de ses enfants, insistant sur la nécessité pour le pays de mobiliser sa jeunesse dans le travail et la production, et sur l’importance que les retombées de cet effort profitent aux familles, à la société et à l’économie nationale. Concernant la main‑d’œuvre étrangère, le Président a déclaré que le recours à des expertises étrangères peut être nécessaire dans certains domaines spécialisés, notamment les secteurs requérant des compétences pointues ou la recherche scientifique et la formation. Il a toutefois insisté sur le fait que ce recours ne doit pas se transformer en dépendance permanente vis‑à‑vis de l’étranger pour les métiers et les professions que les Mauritaniens peuvent apprendre et exercer.

Il a mis en garde contre une dépendance excessive à la main‑d’œuvre étrangère dans certaines professions, qui rendrait des secteurs de l’économie vulnérables en cas de départ des travailleurs concernés, rappelant que la construction d’une économie stable et durable exige la formation et la qualification de la main‑d’œuvre nationale pour occuper les différents métiers, professions et fonctions demandés par le marché. Il a affirmé que la Mauritanie accueille favorablement ses voisins et les ressortissants de divers pays et continents, mais que la présence de travailleurs étrangers et l’exercice de leurs activités sur le territoire doivent se faire dans le respect des lois et règlements nationaux. Il a souligné que le respect du cadre juridique constitue la base de la régulation de la présence des travailleurs étrangers et de la stabilité du marché du travail, précisant que toute personne ne respectant pas les lois en vigueur est soumise aux procédures légales encadrant le séjour et l’emploi dans le pays.

Il a rappelé que le recours à des expertises étrangères peut être bénéfique lorsqu’il existe un besoin réel, mais qu’il ne doit pas devenir une dépendance à l’égard de l’extérieur pour la construction de l’économie nationale, insistant sur le fait que la contribution étrangère doit rester complémentaire à l’effort national et non le remplacer. En conclusion, le Président a réaffirmé que le travail est une valeur et un honneur, et que la construction de la Mauritanie ne pourra se réaliser qu’avec les efforts de ses enfants, appelant les jeunes à s’engager dans la formation, à acquérir des compétences et à s’intégrer au marché du travail, en tant que piliers essentiels d’une économie forte et durable. Les hauts dignitaires, les ministres de l’Éducation, de la Réforme du système éducatif, de la Santé, de l’Énergie et du pétrole, de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, du Commerce et du tourisme, des Infrastructures, du Transport, de l’Eau et de l’assainissement, du Travail social, de l’Enfance et de la Famille, le délégué général de la Solidarité nationale et de la lutte contre l’exclusion (Tawassoul), la commissaire à la sécurité alimentaire, ont présenté, lors de la réunion, leurs réalisations dans leurs secteurs respectifs au niveau de la région de Chinguetti, ainsi que les programmes et projets en cours et les perspectives futures d’intervention visant à renforcer le développement local dans la région.

De son côté, le maire de la commune de Chinguetti, M. Sidi Ahmed Ould Habt, a souhaité la bienvenue aux habitants de la région, au Président de la République et à la délégation qui l’accompagnait, félicitant les réalisations et les projets mis en œuvre au profit de la population, parmi lesquels la route de Chinguetti, longtemps rêvée par les habitants avant de devenir une réalité concrète. Le maire a souligné que la réalisation de cette voie vitale a contribué à rompre l’isolement de la région, ouvrant de nouvelles perspectives de développement, d’investissement et d’activité touristique, tout en valorisant les différents projets de développement mis en œuvre, notamment dans les domaines de l’eau, de l’électricité, du soutien alimentaire, ainsi que le soutien au secteur touristique et l’accompagnement des personnes handicapées et des groupes vulnérables.

Les interventions prononcées lors de la rencontre ont ainsi mis en avant l’ensemble des réalisations et projets dont la région a bénéficié dans plusieurs secteurs essentiels, dont l’éducation, la santé, l’eau, l’électricité, la désisolation, ainsi que les diverses actions sociales. Elles ont également présenté un ensemble de revendications et de besoins, en identifiant plusieurs priorités que les habitants jugent indispensables de prendre en compte dans les programmes et projets de développement futurs. Le rassemblement a également compté parmi ses participants le wali d’Adrar, M.

Abdullah Ould Mohamed Mahmoud, la délégation officielle accompagnant le Président de la République, le président de la région d’Adrar, le gouverneur de la région de Chinguetti, le maire de sa commune, le vice‑gouverneur, ainsi que les autorités administratives et sécuritaires de la région.

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