Le ministre des Affaires étrangères : la bonne hospitalité ne compense pas la solidarité internationale efficace avec les réfugiés.
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération africaine et des Mauritaniens à l’étranger, Mohamed Salem Ould Merzoug, a déclaré ce mercredi que l’expérience de la Mauritanie confirme que l’hospitalité généreuse qu’elle offre aux réfugiés, aussi abondante soit‑elle, ne peut pas remplacer…

D'après les sources officielles, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Mauritaniens à l’étranger, Mohamed Salem Ould Merzoug, a déclaré ce mercredi que l’expérience de la Mauritanie confirme que l’hospitalité généreuse offerte aux réfugiés, aussi abondante soit‑elle, ne peut remplacer une solidarité internationale efficace. Il a fait ces remarques lors d’une cérémonie de haut niveau marquant le 75ᵉ anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, organisée en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Mohamed Salem Ould Merzoug a souligné que la Mauritanie assume quotidiennement la responsabilité d’accueillir les réfugiés, en tant que pays qui héberge des centaines de milliers de réfugiés et de demandeurs d’asile, précisant que le camp d’« Ambera » incarne l’ampleur de cet engagement et de cette solidarité continue envers les populations contraintes de se déplacer et de chercher refuge.
Il a ajouté que le continent africain fait face à des situations de déplacement prolongées et à des pressions croissantes sur les communautés d’accueil, parallèlement à une inquiétante diminution des financements humanitaires. Le ministre a insisté sur la nécessité de passer d’une logique de gestion de crise à une approche axée sur le renforcement de l’autonomie des réfugiés, le soutien à la résilience des communautés d’accueil et la recherche de solutions durables aux problèmes de déplacement et d’asile.