Parcours professionnel / Al‑Hussein Ahmed Salem, rédacteur en chef
Comme le début d’un concours de formation, le commencement est confus, le travail désorganisé, un désordre de nuages dans la vision, une hésitation dans la performance, puis la clarté, ensuite la maîtrise, puis la compétence ; vingt‑sept arguments tirés du travail dans les tribunaux, leurs grades et leurs types, l’éclat et l’acquisition d’expérience et de prestige…

D'après les sources officielles, parmi ses missions, il y a des tâches administratives telles que la gestion de l’établissement, son organisation, la formation de son personnel, la répartition du travail, l’évaluation annuelle, la proposition de répartition des congés selon les besoins. Il y a aussi des tâches financières comme la garde des saisies, des dépôts financiers, la gestion des allocations matérielles et logistiques du tribunal. Le rédacteur du registre endosse le rôle de tous les agents de la justice: il rédige les actes de procédure comme le ferait un avocat, les documente, les autorise pour les agences avec l’accord de son chef, effectue le travail des notaires, exécute les ordres de son supérieur et inspecte le lieu même, ce qui fait partie des fonctions du greffier exécutif.
Il assume toutes ces missions conformément aux procédures légales. Ainsi, le rédacteur du registre, dans l’accomplissement de ces missions, est soumis au contrôle du président du tribunal, à la surveillance juridique et à l’évaluation de performance, mais il ne peut pas, par exemple, refuser de recevoir ou d’enregistrer un appel ou de recevoir des dépôts sur ordre de son chef. Le rédacteur du registre est le garant de ces droits, qu’il les exerce de son propre chef ou sur ordre, car refuser de le faire porterait atteinte à la justice, qui est le but même de la fonction.
Chaque travail requiert des principes déontologiques: selon mon expérience, il faut une morale élevée, de la patience, de la fermeté, de la force mêlée de compassion, de neutralité, de conviction, de chasteté, d’intégrité et de justice. Tout cela doit être revêtu du manteau de la loi, car ce travail ne repose pas sur des idées, des opinions ou des interprétations, mais sur des textes législatifs que le fonctionnaire assimile au fil des années jusqu’à les respirer. Il faut aussi prudence et vigilance: une erreur de date dans un appel ou la réception d’une requête peut conduire à la valorisation d’un argument au détriment d’un autre, entraînant un jugement en faveur d’une partie non légitime.
De même, orienter les parties ou corriger leurs erreurs lors de l’enregistrement des appels peut aboutir à la valorisation d’une partie sur une autre, à la saisie d’un recours contre un jugement absent ou à l’opposition à un jugement semi‑présentiel avant sa notification, ou à un appel d’un jugement définitif. Ces erreurs sont exploitées par les parties habiles et profitent à la cour lorsqu’elle examine le dossier, ou laissent des blancs dans les registres, ce qui peut introduire des questions hors de leur contexte. Dans ce cas, le rédacteur du registre n’est qu’un simple récepteur.
L’expert en rédaction du registre remarque l’importance que les textes légaux, notamment les procédures, accordent à la signature des procès‑verbaux d’enquête, aux comparutions, aux interrogatoires, à la signature des jugements, au registre des précédents judiciaires, etc. La loi attribue cette signature au rédacteur du registre. Quand on parle du rédacteur du registre, on désigne le rédacteur du registre principal, le rédacteur du registre, le greffier et le ministère public uniquement.
Cela nous ramène à la première définition: la rédaction du registre est un métier, pas un poste. Un poste peut être occupé par n’importe qui à qui il est confié. Peut‑on demander à un enseignant d’exercer le rôle d’un médecin?
Ou à un fonctionnaire d’assumer le rôle d’un ingénieur? La rédaction du registre relève du savoir‑faire artisanal, car la loi lui a attribué ce nom et non à d’autres. Hassan Ahmed Salem, rédacteur du registre principal.