Najda Al‑Obaid : la phase actuelle exige des efforts pour purifier l’atmosphère nationale.
Les Nouvelles (Nouakchott) – L’organisation de défense des droits humains « Najda al‑‘Abid » a déclaré que la phase actuelle exige des efforts supplémentaires pour assainir le climat national, réduire le niveau de tension, renforcer la confiance et ouvrir des canaux de communication entre les différents acteurs….

D'après les sources officielles, les Nouvelles (Nouakchott) – L’organisation de défense des droits humains Najda Al‑‘Abid a déclaré que la situation actuelle exige des efforts supplémentaires pour assainir le climat national, réduire le niveau de tension, renforcer la confiance et ouvrir des canaux de communication entre les différents acteurs. Dans un communiqué, Najda Al‑‘Abid a appelé les autorités, les partis politiques, la société civile, les défenseurs des droits humains et l’ensemble des acteurs nationaux à adopter un discours responsable, à s’éloigner de l’incitation, de la haine et de l’escalade, à se référer à la loi et aux institutions, et à placer l’intérêt national au premier plan. L’organisation a affirmé que la puissance et la stabilité de l’État ne sont pas incompatibles avec la protection des droits et libertés; au contraire, la primauté du droit, la justice et la confiance dans les institutions constituent des piliers essentiels d’une stabilité durable.
Elle a souligné que le respect des jugements et des procédures judiciaires ne s’oppose pas à la garantie des droits fondamentaux des personnes privées de liberté, notamment le droit à un traitement et à des soins de santé appropriés. L’organisation a noté la décision du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani d’accorder le pardon à l’activiste Maimouna Ahmed Ismail « Warda », exprimant l’espoir que cette mesure ouvre la voie à davantage de désescalade, renforce la confiance et inaugure une nouvelle page dans le traitement des affaires nationales. Elle a insisté sur la nécessité de respecter pleinement l’indépendance de la justice et de ne pas interférer dans son fonctionnement, appelant à élargir le champ du pardon aux prisonniers d’opinion et d’expression, dans le cadre des compétences constitutionnelles et légales, afin de contribuer à assainir le climat national et à créer un environnement plus propice au dialogue et à la concertation.
L’organisation a invité les autorités compétentes à garantir que l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz reçoive les soins et le traitement appropriés, conformément aux recommandations de l’équipe médicale traitante et dans le respect des lois et procédures judiciaires en vigueur, y compris en prenant les dispositions nécessaires pour un traitement à l’étranger si un besoin médical est avéré et les conditions légales remplies. Elle a indiqué suivre avec inquiétude les informations circulant sur la détention du frère et de la sœur du blogueur Sidi Mohamed Ould Akmach, sans qu’il y ait jusqu’à présent de clarification suffisante quant à leur lieu de détention ou aux bases juridiques de cette arrestation. L’organisation a ajouté que la responsabilité juridique est individuelle et que le lien de parenté ne doit pas constituer un motif de poursuite ou de privation de liberté.
Elle a demandé aux autorités compétentes de révéler leur situation juridique et leur localisation, de leur garantir tous leurs droits légaux et de les libérer en l’absence de fondement juridique justifiant leur maintien en détention. L’organisation a réaffirmé la nécessité de respecter la présomption d’innocence, le droit à la défense et les garanties d’un procès équitable dans toutes les affaires, quels que soient les protagonistes ou les accusations, tout en respectant le droit de l’État à protéger la sécurité nationale et l’ordre public dans le cadre de la loi. Elle a appelé à renforcer les mécanismes de prévention, de signalement et de protection, à assurer des enquêtes effectives et la responsabilité, tout en préservant la confidentialité des victimes, notamment des mineurs, et en interdisant la diffusion de leurs images ou informations personnelles susceptibles de les stigmatiser ou de leur nuire.
L’organisation a déclaré que la lutte contre l’esclavage, l’exploitation et les violations, ainsi que la protection des victimes et des défenseurs des droits humains, doivent se dérouler dans le cadre légal, garantissant les droits de toutes les parties et préservant la dignité et la sécurité des victimes. Enfin, dans son communiqué, l’organisation a renouvelé son appel à la désescalade, au dialogue, au respect des différences, à l’assainissement du climat, à la libération des prisonniers d’opinion et au respect des droits et libertés.