Politique·

Des agriculteurs de la région de Bouboki refusent l’expropriation de leurs terres et réclament l’équité.

Les informations (Nouakchott) – Un groupe d’agriculteurs de la zone relevant de Dar el Baraka, dans le district de Bouki, dans la wilaya de Brakna, a exprimé son refus catégorique de la saisie illégale de leurs terres agricoles, au moyen de documents falsifiés, et de leur remise à des parties étrangères.

AI
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D'après les sources officielles, en droit foncier, cela signifie que la terre est une propriété privée collective traditionnelle, et non une terre publique dont la propriété reviendrait à l’État selon la loi n° 127/83, qui n’a pas encore été appliquée entre les propriétaires traditionnels, comme le stipule le décret 2010/80, appliqué à l’arrêté juridique n° 83/127. Aucun migrant, quel qu’il soit, ne doit être favorisé au détriment des fraudeurs qui profitent aux étrangers. Le groupe a exprimé son étonnement face à la protection sécuritaire accordée aux étrangers par une unité de la gendarmerie, qui continue de violer leurs terres, qu’ils refusent de céder sauf en cas de saisie par l’État pour l’intérêt public.

Ils insistent sur le fait que l’État n’est partie à ce litige; les parties sont les propriétaires agriculteurs, le vendeur du terrain et la société française à qui il a été cédé. « L’État n’a ni vache ni chameau dans ce différend, car il s’agit d’un litige privé. » Le groupe a rappelé au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani que son père avait refusé de signer une requête française visant à spolier les biens d’une tribu influente de Tagant après l’assassinat du gouverneur français Kaboulani, entraînant de grandes souffrances.

« Votre présidence pourrait être perçue comme une récompense pour cet ancêtre », a‑t‑il ajouté. Les agriculteurs ont indiqué que le président avait déclaré personnellement, « par les ondes, le 11‑12 février 2026, à Laksiba, wilaya de Gorgol, lors d’une réunion d’encadrement documentée par photo et audio, que [la terre appartient à l’État et que son acquisition est encadrée par la loi, il n’est pas nécessaire d’arracher une terre à un citoyen qui la cultive pour la donner à un autre citoyen qui la cultive] ». Ils ont souligné qu’ils étaient face à un citoyen frauduleux cherchant à obtenir des titres de propriété d’une autorité, sans jamais avoir cultivé la terre lui‑même, mais l’ayant vendue à des étrangers.

Le président aurait conclu que, sous son mandat, aucun centimètre de terre ne serait arraché à aucun citoyen ou famille. Le groupe a insisté sur le fait que permettre aux Français de s’approprier cette terre, un siècle après que leurs ancêtres y aient combattu, constitue une défense légitime de leurs aïeux et que l’occupation actuelle, qualifiée de « bâillonnement », n’est qu’une revanche contre les nouveaux envahisseurs. Enfin, le groupe a rappelé un incident grave où certains administrateurs ont été sanctionnés suite au rapport du comité, et a dénoncé la demande de permettre aux étrangers d’occuper leurs terres dans une zone frontalière sensible, à proximité de la frontière sénégalaise, ce qui représente un danger pour la sécurité nationale mauritanienne, tant aujourd’hui que pour l’avenir, révélant un manque de prévoyance dans un monde en mutation.

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