Politique·

Quelle Mauritanie voulons‑nous ? Et parmi nous, qui a accompli ce qui lui incombe ?

Lorsque le président fondateur El Moctar Ould Daddah, dans les années soixante du siècle dernier, originaire de la ville d’Atar, posa la question « Quelle Mauritanie voulons‑nous ? », il ne posait pas une question passagère, ni une question qui ne concernerait qu’une génération ; il mettait devant les Mauritaniens…

AI
Alakhbar.infoTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, le danger le plus grand pour tout projet national est que les réformes deviennent l’affaire d’un groupe restreint, tandis que les autres se contentent d’observer et de critiquer. C’est pourquoi la fidélité au projet de Son Excellence le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ne doit pas être comprise comme une fidélité aux personnes, mais comme une fidélité à l’idée d’État, aux institutions et au projet national auquel il s’est engagé devant le peuple. La vraie loyauté ne se mesure pas aux éloges, aux slogans ou à la défense de personnes quelles que soient les circonstances, mais à l’action, aux réalisations, à la protection des institutions, à la réussite de la réforme, au soutien de chaque fonctionnaire compétent œuvrant pour l’intérêt général, à la critique lorsqu’il y a faute, et à l’aide apportée pour réussir quand il y a succès.

Un fonctionnaire compétent ne doit pas être laissé seul; de même, le responsable qui possède compétence, connaissance, audace et la volonté de se sacrifier pour la patrie ne doit pas être isolé face aux difficultés de la réforme. Les hommes qui connaissent les dossiers en profondeur, qui ont le courage de prendre des décisions, qui acceptent d’en assumer les conséquences et qui placent l’intérêt général au‑dessus de leur confort personnel constituent un capital de l’État qu’il faut préserver et accompagner. Cela ne signifie pas les exonérer de toute responsabilité, bien au contraire: les soumettre à des critères de performance et de résultats, tout en leur offrant un environnement qui permette à la compétence d’opérer et à la réforme d’avancer.

El Moctar Ould Daddah avait posé la question à l’époque de la fondation de l’État: quelle Mauritanie voulons‑nous? Aujourd’hui, Son Excellence le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a repris la même interrogation depuis Atar, à un moment où le pays doit rappeler son histoire tout en se préparant à son avenir. Qu’a donc fait chacun d’entre nous pour que la Mauritanie que nous désirons devienne réalité?

Avons‑nous joué notre rôle? L’avons‑nous accompli de façon satisfaisante? Avons‑nous rempli notre devoir envers notre patrie?

Avons‑nous contribué au renforcement de l’État et de ses institutions? Avons‑nous œuvré pour la dignité et la place de la Mauritanie? Avons‑nous renforcé son unité et son tissu national?

Et avons‑nous été partie de la solution, ou nous sommes‑nous limités à diagnostiquer le problème? La Mauritanie que nous voulons ne se construira pas seulement avec des lois, des décrets, des plans et des programmes, mais avec l’éthique de la responsabilité, avec la compétence des hommes et des femmes qui les mettent en œuvre, avec la conscience de la société et avec la capacité des élites à dépasser les petits calculs quand il s’agit de l’intérêt national majeur. Il est temps de passer d’une culture où l’on demande ce que l’État fera pour nous, à une culture où l’on se demande ce que nous pouvons faire pour l’État.

Lorsque chacun de nous pourra se tenir devant sa conscience et répondre honnêtement à la question: ai‑je agi? Ai‑je bien agi pour mon pays comme il se devait? alors nous aurons déjà commencé à répondre à la grande question: quelle Mauritanie voulons‑nous?

Ce ne sera alors plus une simple remémoration d’un souvenir historique à Atar, mais un projet national renouvelé: une Mauritanie forte par ses institutions, juste dans sa gestion, soudée dans son unité, confiante en son avenir, capable de mettre la compétence et la loyauté de ses enfants au service d’une patrie qui mérite que chacun d’entre nous remplisse son devoir envers elle et en améliore la performance.

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