Le ministre de la Santé : nous avons pris des mesures pour bâtir un secteur pharmaceutique plus organisé et mieux gouverné.
Les Nouvelles (Nouakchott) – Le ministre de la Santé, Atiam El Tijani, a affirmé que le gouvernement a pris de nombreuses mesures afin de construire un secteur pharmaceutique plus organisé et mieux gouverné, de renforcer la capacité des autorités sanitaires à surveiller le marché des médicaments et d’intervenir en cas de…

D'après les sources officielles, les actualités (Nouakchott) – Le ministre de la Santé, Ati am Tijani, a affirmé que le gouvernement a pris de nombreuses mesures afin de bâtir un secteur pharmaceutique plus organisé et mieux gouverné, de renforcer la capacité des autorités sanitaires à surveiller le marché des médicaments et à intervenir en cas de déséquilibres, ainsi que de fournir des mécanismes juridiques et de contrôle plus efficaces pour prévenir les risques et protéger la santé publique. Il a ajouté, lors d’une conférence de presse hier soir, que les deux décrets approuvés hier par le gouvernement ne constituent pas deux actions distinctes, mais s’inscrivent dans une vision intégrée de la réforme du secteur des médicaments en Mauritanie, fondée sur la régulation du marché, l’assurance de la qualité des médicaments, le renforcement de la surveillance et de l’inspection, le développement de mécanismes de dissuasion, et l’exploitation du numérique pour l’enregistrement et le suivi des médicaments, afin d’aboutir à un système pharmaceutique plus sûr, plus efficace et plus transparent, plaçant le citoyen au cœur de ses objectifs. Le ministre a souligné l’importance de ces réformes pour les citoyens, rappelant que cette importance se traduit par la garantie d’un accès à des médicaments sûrs, efficaces et de qualité, la réduction des risques liés aux médicaments falsifiés ou non conformes, le respect des conditions de conservation, de transport et de stockage des médicaments, ainsi que le renforcement de la transparence des prix et leur mise à disposition dans un cadre légal et organisé.
Ati am Tijani a poursuivi en indiquant que le gouvernement a réalisé, au cours de la période écoulée, un bilan important dans le domaine de la réforme du secteur des médicaments et de l’assurance de leur qualité, précisant que les deux projets de décrets relatifs à la réforme du secteur, approuvés aujourd’hui par les ministres, constituent un cadre d’application de la loi sur la pharmacie et s’inscrivent dans un processus global de relèvement du secteur et de renforcement de sa gouvernance. Il a présenté ce qu’il a qualifié de réformes accomplies dans le secteur, telles que la mise à jour du règlement national des médicaments et l’unification des prix sur l’ensemble du territoire national, avec l’obligation d’afficher les prix et l’application de sanctions aux contrevenants, ainsi que l’adoption de mesures garantissant la sécurité et la qualité des médicaments, parmi lesquelles l’obligation de transporter les médicaments dans des conteneurs réfrigérés, depuis leur source jusqu’à leur arrivée chez le consommateur, et la restriction des entrées de médicaments dans le pays aux ports et aéroports. Il a également mentionné la construction d’un nouveau laboratoire de contrôle de la qualité des médicaments, le renforcement de la surveillance du respect des conditions de qualité et des normes de stockage, ainsi que la révision du code pharmaceutique avec l’introduction de réformes majeures visant à organiser le secteur et à renforcer sa gouvernance.
Le ministre a évoqué la création d’un système numérique d’enregistrement et d’autorisation des médicaments, ainsi que le développement d’un système de numérotation et de suivi de leur parcours, afin de renforcer la surveillance et la transparence à chaque étape de leur circulation. Il a décrit le premier décret comme définissant les modalités de mise en œuvre de la surveillance et de l’inspection pharmaceutiques dans les domaines de la pharmacie, des médicaments et des dispositifs médicaux, encadrant l’inspection pharmaceutique pour la rendre plus organisée et professionnelle, conformément aux meilleures pratiques internationales, tout en consacrant les principes d’efficacité, d’indépendance, d’impartialité et de prévention des conflits d’intérêts. Le ministre a confirmé que ce décret permettra de renforcer la capacité des autorités sanitaires à surveiller les différentes maillons de la chaîne pharmaceutique, depuis l’entrée des médicaments et produits de santé dans le pays, en passant par leur stockage et distribution, jusqu’à leur délivrance et vente, ce qui favorisera la détection des déséquilibres et des pratiques illicites et leur traitement en temps opportun.
Le second projet de décret vise à fixer les amendes applicables aux infractions prévues par la loi, à simplifier les procédures de leur constatation, notification et recouvrement, à définir les voies de recours et les garanties procédurales offertes aux contrevenants, et à fournir un mécanisme administratif plus rapide, efficace, adapté et dissuasif pour traiter les infractions pharmaceutiques, renforçant ainsi le respect des législations et des règlements encadrant le secteur et protégeant la santé publique, tout en garantissant les droits du contrevenant et les garanties prévues par la loi.