Nedaa Benshab… pour les villes que nous voulons.
Ce n’était pas l’appel de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, de la ville de Benshab, une simple invitation à enlever les déchets et à améliorer l’apparence des villes, mais une invitation à passer des campagnes de nettoyage à une culture du nettoyage.

D'après les sources officielles, le discours du très‑honorable président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, de la ville de Benshab, n’était pas simplement un appel à enlever les déchets et à améliorer l’apparence des villes, mais bien une invitation à passer des campagnes de nettoyage à une culture de la propreté, à reconnaître que l’aspect d’une ville fait partie de l’image de la nation, où se manifeste la notion de citoyen et de citoyenneté dans leur sens pratique. Dans ce contexte, le plan de terrain élaboré par le ministère de l’Intérieur pour traduire l’appel présidentiel en une action organisée et durable se décline en vastes campagnes de nettoyage et de sensibilisation, ainsi qu’en proposition de création d’une commission nationale de pilotage, de supervision et de suivi de la stratégie nationale de propreté, appuyée par des commissions régionales et locales afin d’assurer la coordination et la mesure des résultats. Pour transformer cette vision en mesures concrètes, on peut instaurer un dispositif reposant sur la responsabilité locale, la participation communautaire, la motivation et la dissuasion, en créant des comités de propreté au niveau des quartiers, des communes et des villes, en impliquant les élèves dans le maintien de la propreté de leurs écoles, et en confiant la responsabilité de la propreté des mosquées à la communauté de la mosquée, tout en associant les associations féminines, les organisations de jeunesse et les acteurs locaux aux campagnes de sensibilisation et de suivi.
Il convient également que cette responsabilité repose sur une collectivité chargée des marchés et des espaces publics, qui en assure la propreté, surveille les pratiques menant à la pollution de la ville et les empêche en appliquant strictement et équitablement les lois et les sanctions prévues, afin que le maintien de la propreté devienne un engagement et non un choix. En contrepartie, on peut mettre en place un système d’incitation en créant le prix du président de la République « Ville la plus propre » décerné à la ville obtenant les meilleurs résultats, ainsi que des prix pour « Quartier le plus propre » et « École et mosquée les plus propres », transformant ainsi la concurrence en matière de propreté en un comportement positif auquel participent les communes, les quartiers, les établissements éducatifs et les habitants. Ainsi, Benshab dépasse ses limites pour devenir une idée généralisable: les villes que nous voulons commencent par le citoyen que nous voulons; un citoyen qui considère l’espace public comme un bien commun et le préserve comme une partie de l’image de sa patrie.