Personnalités que le rapport de la commission d’enquête a tenues responsables des incendies de la Somelec.
L’actualité (Nouakchott) – La commission chargée d’enquêter sur les incendies des deux stations de la Somelec a tenu responsable ce qui s’est produit envers plusieurs autorités officielles et personnalités, en répartissant les responsabilités en responsabilité institutionnelle et responsabilité fonctionnelle, …

D'après les sources officielles, les faits (Nouakchott) – La commission chargée d’enquêter sur les incendies des deux stations de la Société nationale d’électricité « Somlec » a imputé la responsabilité de ce qui s’est produit à plusieurs autorités et personnalités, en distinguant une responsabilité institutionnelle, une responsabilité fonctionnelle et une responsabilité contractuelle. Elle a retenu la responsabilité fonctionnelle du ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Ould Khaled, en raison d’un manquement dans le suivi et le contrôle du protocole ainsi que dans la supervision des structures chargées de son exécution, compte tenu des montants, des délais et des risques, notamment en ce qui concerne la définition des missions. Le secrétaire général du ministère, Ali Sili Sumari, a été tenu responsable des incendies pour l’absence d’application officielle du dispositif de vérification des objectifs fixés dans les accords, conformément à la note de service.
Le directeur général de l’Électricité et des énergies renouvelables au ministère de l’Énergie et du Pétrole, Mohamed El Moctar Ahmed Moulood, a été visé pour des validations insuffisamment étayées et l’absence de traitements documentés des carences relevant de son champ de compétence, notamment le suivi technique pour atteindre les objectifs de l’accord. L’enquête a également imputé la responsabilité à l’ancien directeur général de la Société mauritanienne d’électricité « Somlec », Sidi Ould Salem, pour le lancement du projet des trois nouvelles liaisons sans études techniques préalables, l’existence d’un dispositif de contrôle insuffisant avant le recours à l’ingénieur-conseil, ainsi que des décisions d’attribution non justifiées et l’octroi d’une dérogation pour modifier l’usine sans conditions suffisantes garantissant la conformité du câble proposé aux engagements contractuels, ainsi que l’autorisation d’une mission de tests en usine avant le respect de la condition de test de type. Le rapport a tenu le directeur actuel, Akhrambali Ould Mohamed Lahboub, responsable des incendies en raison de lacunes dans le suivi du projet, notamment concernant la livraison des câbles, le chargement et la non‑application des pénalités de retard.
Quant au directeur central de la distribution chez « Somlec » et au coordinateur du projet, Mohamed Ould Dhahabi, le rapport a relevé des carences relevant de leur champ de contrôle, surtout le suivi technique pour atteindre les objectifs de l’accord, l’adoption d’une fiche technique pour un nouveau câble sans vérifier préalablement sa conformité avec le câble contractuel, ainsi que la proposition de participation aux tests en usine sans preuve du respect de la condition de test de type requise. La commission a également imputé à Mohamed Ould Dhahabi la responsabilité d’avoir accepté la remise d’un câble dont la conformité aux exigences du marché n’était pas démontrée, d’avoir autorisé le chargement sans vérifier au préalable les précautions techniques requises, et l’absence de mesures préventives pour séparer les deux dernières liaisons après le premier incident. La responsabilité des incendies incombe également aux membres du sous‑comité d’analyse, en raison de leur rôle dans la proposition du marché n° 0868 à la société « CTM » pour les travaux de construction, avec une offre non qualifiée.
Le président et les membres de la commission des investissements ont été tenus responsables de l’approbation du rapport d’évaluation du marché précédent et de la proposition d’attribution présentée par le sous‑comité d’évaluation, malgré le fait que l’offre retenue, la société « CTM », n’était pas qualifiée. Enfin, sur le plan contractuel, la commission a retenu la responsabilité de la société « CTM », de Patima, du bureau « IRAF » et de l’ingénieur‑conseil.