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Mauritanie, un trésor… comment ouvrir les portes d’une véritable explosion minière avant 2035 ?

De la SNIM, d’Alouj et d’Atoumay à Tiris Zemmour et Emiral : la richesse nécessite la connaissance, les projets nécessitent un financement, et l’investissement a avant tout besoin de confiance fondée sur des faits. La Mauritanie possède une opportunité sérieuse d’écrire un nouveau chapitre…

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Selon les dernières informations, le type de forage est choisi selon la couverture, la profondeur et la nature du gisement: forage préliminaire à faible coût, forage à rotation inverse pour délimiter l’étendue du minerai, forage de carottage pour étudier la structure et les propriétés géotechniques et minérales. Le critère est la quantité de nouvelles connaissances générées et leur capacité à justifier la phase suivante. Les minerais industriels, le cuivre, l’uranium et autres doivent être évalués, en évitant de présenter un minerai comme une opportunité certaine simplement parce que des indicateurs préliminaires existent.

3. **Le fossé de financement de l’exploration précède celui des mines**: l’exploration précoce ne génère généralement pas de flux de trésorerie pour rembourser des prêts et peut se solder sans découverte économique. Elle ne convient donc pas aux mêmes conditions de financement bancaire que les projets en phase de production.

Il est proposé de créer un programme national de réduction des risques d’exploration, avec des calculs rigoureux et une gestion technique indépendante, finançant les données publiques et les relevés régionaux, et participant à des campagnes sélectionnées via une compétition annoncée. Le projet DREAM, approuvé par la Banque mondiale, peut servir de base; il prévoit le soutien à l’évaluation du potentiel minier à travers des études géologiques. La détermination des montants réellement disponibles pour la recherche et le forage doit se référer aux composantes du projet et aux accords d’exécution [7].

Les rôles sont clairement définis: l’État et les partenaires de développement financent les connaissances communes; le capital‑risque finance les découvertes précoces; le partenaire industriel intervient lorsque les ressources et le produit sont clairs; le financement du projet intervient après la validation de la faisabilité et la définition des conditions de vente, de construction et d’exploitation. Les petites entreprises peuvent recevoir des contributions similaires à leurs dépenses ou des partenariats où l’investisseur obtient une participation progressive contre la réalisation de travaux d’exploration définis. Le soutien est déboursé par étapes, après vérification des résultats et remise des données, avec un plafond clair pour limiter l’exposition du budget public.

4. **La confiance nécessite une transparence testable**: l’investisseur sérieux doit s’assurer de la titularité de la licence, de la fiabilité des données, du régime fiscal, des droits d’usage du sol et de l’eau, du mécanisme de règlement des différends et de la capacité des partenaires à honorer leurs engagements. Les revues de l’Initiative de transparence dans les industries extractives ont noté des progrès dans la divulgation mauritanienne, tout en soulignant des lacunes et des recommandations concernant la qualité, l’étendue, la propriété bénéficiaire et le suivi de certaines activités.

Le rapport 2024 indique également le besoin de renforcer l’audit et le suivi institutionnels [8‑9]. Une vraie transparence implique la publication d’un registre des licences, mis à jour avec les motifs d’attribution, de renouvellement ou de retrait, l’identité des bénéficiaires réels, les accords conformes aux règles de divulgation, les engagements financiers et environnementaux, et le degré d’exécution. Elle suppose aussi qu’une tierce partie indépendante puisse ré‑examiner les informations et aboutir à des conclusions convergentes.

Ainsi, la Mauritanie a besoin d’une « salle de données » pour chaque grand projet, contenant les rapports techniques, l’état des licences, les études d’impact environnemental, les besoins en infrastructures, avec un mécanisme de correction des erreurs et de traitement des plaintes. Publier les documents est le premier pas; la possibilité de les vérifier construit la confiance. 5.

**Des incohérences de calendrier et une mise à jour tardive des informations désorientent les investisseurs**: certaines pages de projets affichent des dates dépassées qui diffèrent des plannings plus récents. Par exemple, Atoumay présentait initialement une production prévue en 2026, alors que IDOM indique un objectif en 2029. Cette divergence ne précise pas la cause du retard, mais montre l’importance de mettre à jour les informations officielles [3‑10].

La solution consiste à établir une « fiche d’avancement trimestrielle » pour chaque projet, indiquant ce qui a été réalisé, ce qui reste à faire, le financement déjà engagé, les conditions restantes, la date précédente et la nouvelle, ainsi que les raisons des ajustements. Il faut employer des termes précis: ressources minérales, réserves économiquement exploitables, étude de faisabilité, décision d’investissement, clôture financière, construction, essai pilote, puis production commerciale. Cette rigueur transforme l’information en un outil de crédibilité.

6. **Le retard des projets nécessite un diagnostic distinct pour chaque cas**: on ne peut pas traiter Alouj, Atoumay, Tiris et Igidi de la même façon. Dans le fer, les coûts de concentration, d’énergie, de transport, la qualité du produit et le marché sont déterminants.

Dans l’or, le grade du minerai, le taux de récupération, l’eau et les licences sont cruciaux. Pour Tiris, l’annonce la plus récente souligne l’importance de valider le cycle de traitement à l’échelle pilote avant de finaliser le financement [3‑5‑11]. Il faut un bureau de suivi des projets stratégiques, qui coordonne les acteurs sans les remplacer.

Chaque projet doit disposer d’une liste d’obstacles identifiés, d’un responsable pour chaque obstacle, d’une date butoir et de conditions clairement annoncées pour passer à l’étape suivante. Si la rentabilité se détériore, il faut réviser la taille du projet, le mettre en œuvre par phases ou ajuster le produit cible. La poursuite d’études identiques pendant plusieurs années nécessite une justification économique et technique claire.

7. **L’énergie disponible pour le projet prime sur l’énergie annoncée du pays**: à Zouérate, une centrale solaire de 12 MW et une centrale thermique de 30 MW ont été mises en service en décembre 2025. Taziyat a fourni un autre exemple; Kinross a indiqué que les énergies renouvelables ont produit environ 22 % de l’électricité du site en 2025, mais seulement 4 % de la consommation totale d’énergie du site, un écart important entre l’électricité et l’énergie utilisée dans l’ensemble des opérations [12‑13].

La solution consiste à élaborer un plan énergétique pour les zones minières, basé sur la demande réelle et son calendrier. Chaque groupe de projets doit se voir attribuer une combinaison adaptée de réseau, solaire, éolien, stockage et source de secours, avec des contrats d’approvisionnement finançables et un tarif clair. Les scénarios de gaz et d’hydrogène sont étudiés séparément, et aucune énergie n’est comptabilisée comme disponible pour une mine avant d’en avoir défini la quantité, le prix, le transport et la date de livraison contractuelle.

8. **L’eau peut décider du sort d’un projet apparemment rentable**: la SNIM a souligné la rareté de l’eau douce dans la zone de Zouérate et a annoncé, en décembre 2025, la pose d’une base pour une unité de dessalement d’eau souterraine de 1 000 m³/jour. Emiral a indiqué que ses forages ont confirmé la présence d’eaux souterraines dans la zone du projet en 2024.

Cependant, la simple existence d’eau ne garantit pas sa durabilité sur le long terme [4‑12]. Les études hydrogéologiques doivent donc se dérouler en parallèle avec la prospection minière, incluant des tests de pompage, le suivi du niveau et de la qualité, et la modélisation de l’impact de l’exploitation sur les populations et les projets voisins. La solution pratique combine la réutilisation de l’eau, la réduction de la consommation dans le traitement, l’usage d’eau salée lorsque la technologie le permet, le dessalement lorsque la faisabilité est démontrée, et une gestion sécurisée des saumures.

Chaque zone minière doit disposer d’un budget eau commun, afin d’éviter que des projets adjacents ne se voient attribuer des quotas dépassant la capacité du même aquifère. 9. **Le transport requiert une extension mesurée et des accords d’usage clairs**: le corridor Zouérate‑Nouadhibou est déjà stratégique.

Le programme de modernisation du rail prévoit l’augmentation de la capacité, du matériel et des installations, ainsi que le raccordement d’Alouj et d’Atoumay via 42 km de nouvelles lignes. Un financement conjoint de la Banque africaine de développement et de la Banque européenne d’investissement, à hauteur de 275 millions de dollars, a été annoncé pour la mise à jour du tronçon [14‑15]. Mais l’exploitation optimale de l’infrastructure existante nécessite une étude de sa capacité et la protection de la continuité des opérations de la SNIM.

Il est donc proposé d’instaurer un cadre contractuel d’utilisation du rail et du port pour les nouveaux projets, précisant l’investissement additionnel, le tarif, les priorités, les responsabilités et la maintenance. En dehors de ce corridor, les campagnes d’exploration ont besoin d’accès routier saisonnier, de services logistiques, de communications et de secours. Améliorer un tronçon court menant à un regroupement de projets pourrait produire des effets plus rapides que la construction d’une infrastructure massive avant que la demande ne soit confirmée.

10. **L’exploitation artisanale est une source de connaissances et de revenus qui doit être encadrée**: les sites d’exploitation artisanale peuvent aider à délimiter l’étendue d’un gisement, mais ne prouvent pas l’existence d’un dépôt économique. Cette activité soulève aussi des questions de sécurité, de traçabilité, de qualité de traitement et de commercialisation.

L’évaluation de transparence publiée en 2024 estimait que 70 % de l’or artisanal était commercialisé via des canaux informels en 2021; il ne convient pas de prendre ce pourcentage comme une mesure actuelle [8]. La solution consiste en un accord de bénéfice mutuel: enregistrement simplifié et droits clairs pour les prospecteurs, contre le respect des normes de sécurité, la remise de données de base et le suivi de la production. Des centres indépendants pourraient offrir une analyse fiable du minerai et de l’or, avec des canaux d’achat agréés, des prix transparents et des paiements rapides.

Les usines semi‑industrielles auraient besoin de balances précises, d’audits de récupération, de la définition de la propriété des résidus et de la responsabilité de leur remise en état. Les résultats de ce travail pourraient être intégrés à des cartes d’exploration, tout en protégeant les droits des informateurs et en évitant l’exclusion injuste. 11.

**Les expertises nationales existent et doivent être mobilisées**: la SNIM possède des compétences en géologie, exploitation, maintenance, énergie, eau et transport, et il existe des spécialistes mauritaniens dans des entreprises internationales, locales et à l’étranger. Le défi pratique est de relier ces expertises à la création de nouvelles équipes et de sociétés de services capables de concurrencer. On peut créer un réseau d’experts mauritaniens, avec des contrats précis pour la révision d’études, la formation des équipes et la supervision des campagnes.

La SNIM contribuerait par la formation, le mentorat et le partage de son savoir, sous des accords protégeant ses données et intérêts commerciaux. Les programmes de formation doivent se concentrer sur les compétences réellement requises: planification de forages, contrôle d’échantillons, gestion de données, modélisation, tests de traitement, hydrogéologie, sécurité et gestion de projets. Le contenu local est mesuré par la valeur générée par les entreprises nationales, l’évolution des responsabilités des salariés et la qualité du service rendu.

12. **L’absence de mesure continue rend le plan vulnérable**: toute vision à l’horizon 2035 nécessite une ligne de base, un budget, des responsabilités et un audit indépendant. Une hausse de la production ne suffit pas à révéler l’efficacité des dépenses, la qualité des emplois, l’impact environnemental ou le bénéfice pour l’économie locale.

Il faut publier un tableau de suivi trimestriel incluant: les données rendues publiques, les surfaces étudiées, les mètres de forage techniquement acceptables, les délais d’analyse, le financement privé mobilisé, les temps de traitement des demandes, l’avancement financier et matériel des projets, les achats locaux, les accidents, la consommation d’eau et d’énergie. Le plan doit être revu chaque année, avec une évaluation indépendante tous les deux ans, et la publication des changements et de leurs raisons. Une campagne qui élimine tôt un objectif faible peut économiser des fonds importants; ainsi, la qualité des décisions doit être évaluée en plus du nombre de découvertes.

**Passer de la vision à l’action: un itinéraire en trois phases** - **2027‑2028: construire la base de confiance et de connaissance**: inventaire des données, audit du registre des licences, lancement de la plateforme géologique, élaboration des fiches projets, définition des besoins en eau, énergie et transport. Simultanément, lancer des campagnes d’exploration pilotes dans des zones sélectionnées, avec soutien aux laboratoires, à la conservation des échantillons et à la traçabilité. - **2029‑2031: élargir ce qui a prouvé sa viabilité**: augmenter les forages en fonction de la qualité des résultats et de la capacité des équipes et laboratoires, proposer aux investisseurs des zones aux données solides, conclure des accords d’infrastructures partagées, aider les projets éligibles à passer du financement à la construction.

- **2032‑2035: accroître la valeur locale**: services d’ingénierie, maintenance, laboratoires et industries de soutien, ainsi que des activités de transformation minière capables de concurrencer. La fabrication nécessite un minerai adéquat, de l’énergie, de l’eau, un marché; définir ces conditions tôt protège le pays d’investissements coûteux à faible rendement. **Budget national de recherche**: il est préférable de le bâtir à partir du coût des activités requises, puis d’identifier les sources de financement.

Un modèle indicatif pourrait allouer: 20 % à la mise à jour des données et du relevé, 40 % aux forages ciblés, 15 % à l’analyse et aux tests de traitement, 15 % aux études hydrogéologiques, environnementales et géotechniques, 10 % à la conservation des échantillons, à la formation et à l’audit. Ces proportions sont ajustables après chiffrage détaillé et ne constituent pas un budget officiel. Les ressources proviendraient d’affectations publiques stables, de financements de développement pour les données publiques, de contributions volontaires des entreprises dans des programmes conjoints, et d’investissements privés sur des objectifs définis.

Les contributions publiques resteraient encadrées dans un cadre financier audité, à l’écart des frais imprévus et des garanties ouvertes. La Mauritanie peut ainsi entrer dans l’horizon 2035 avec un secteur minier plus large et plus compétitif. Cela se produit dès que l’investisseur dispose de données vérifiables, d’une licence fiable, d’un contrat clair, d’un projet dont les obstacles sont publiés comme les réalisations.

Lorsque la crédibilité devient partie intégrante de la gouvernance du secteur, la richesse géologique se transforme en une opportunité d’investissement plus solide, le progrès devient mesurable et imputable. *Par l’ingénieur Sidna Ali El Haj* *Sources et références*: informations mises à jour selon les sources publiées jusqu’au 10 octobre 2026. Les propositions et les étapes du plan ainsi que les pourcentages de financement sont des recommandations analytiques, non des engagements gouvernementaux ni des dates d’exécution garanties.

[1] SNIM, présentation de l’entreprise et indicateurs 2025 [2] Communiqué du cabinet du ministre, 29 juillet 2026, publié sur RapideInfo [3] IDOM, étude d’ingénierie du projet Atoumay [4] Emiral, projet Igidi en Mauritanie [5] Ora, annonce du 1 octobre 2026 sur Tiris, publiée via RNS [6] USGS, programme PRISM II et données mauritaniennes [7] Banque mondiale, approbation du projet DREAM, 27 mars 2025 [8] Initiative de transparence dans les industries extractives, rapport d’évaluation Mauritanie 2024 [9] Initiative de transparence, rapport financier Mauritanie 2024, octobre 2025 [10] Integration, description du projet et dates publiées [11] Emiral, avancement de l’ingénierie d’Igidi, 5 août 2026 [12] SNIM, mise en service des deux centrales à Zouérate, décembre 2025 [13] Kinross, rapport de durabilité 2025 [14] Banque européenne d’investissement, mise à jour du rail mauritanien [15] Banque africaine de développement, financement du tronçon ferroviaire, 275 M $].

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