Quoi après le gouvernement « samedi » : lecture des significations des noms, des chiffres et des scénarios.
Oui, le gouvernement du samedi est né le jour de la détente, du repos et du séjour à la maison ; c’est là la signification du samedi chez les Sumériens, et cela contredit ce que la volonté laisse entendre, à savoir qu’il s’agit d’un gouvernement dynamique, efficace et pérenne… d’une part, d’autre part…

D'après les sources officielles, la stratégie consistant à tester les gens avec le dirham et le dinar a permis d’enfermer certains critiques dans l’ombre, tandis que d’autres ont été mis en avant pour être loués et valorisés. Cette opération a coûté de l’argent aux contribuables, mais elle n’a pas empêché l’émergence d’autres voix et plumes qui ont dépassé la simple critique pour attaquer les valeurs et l’éthique. Ainsi, Monsieur le Premier ministre doit reconsidérer de telles méthodes afin d’éviter d’autres secousses, d’autant plus que la mission restante est très courte.
3. Le deuxième personnage est le ministre de la Défense, Hanena Ould Sidi, un homme solide issu de l’institution, ami et compagnon de route du président de la République, qui constitue une extension du président en cas d’échec du premier choix. En plus de son expertise géopolitique, sécuritaire et défensive, c’est un dirigeant cultivé et perspicace, partageant de nombreuses qualités avec le président.
Il a effectué des tournées et des rencontres dans plusieurs pays et organisations, représentant le président et portant ses messages. Son choix serait donc un gage de continuité du régime, afin de préserver un pays riche entouré de nombreux défis existentiels. 4.
Parmi les surprises apportées par le « gouvernement du samedi », on compte également la satisfaction du chef Biram Dah Aabid. Chez les anciens Égyptiens, le samedi symbolisait la liberté et la libération de l’esclavage; cela pourrait expliquer l’éloge de Biram envers le successeur Ould Ahwirthi à la ministre de l’Intérieur Ould Bousif. Ould Ahwirthi représente un chiffre difficile dans les algorithmes du président: il est l’extension de la spiritualité méridionale et le premier choix civil.
Lorsque le président et son ministre de la Défense peinent à le faire passer, on le voit bientôt s’éloigner du parti, en attente de la maturation d’un plan alternatif. Il bénéficie de nombreux atouts: expérience, expertise administrative et sécuritaire, proximité avec les courants islamistes et nationalistes – il se décrit comme « islamo‑sufi » – et il est très fidèle aux ordres, loyal et dévoué. Cependant, son appartenance à une région contrôlée par une « bande » (l’Assaba) pourrait le rendre impopulaire auprès de certains, ce qui expliquerait pourquoi plusieurs acteurs refusent de le voir venir d’Adrar ou de Tagant.
5. Le quatrième et dernier choix consiste à proposer le Premier ministre Moctar Ould Diay comme remplaçant civil, ami des partisans de Mohamed Ould Abdel Aziz et de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, un civil obéissant qui ne dira jamais non, porté par l’ambition et le travail, et dont la chance l’a mené au devant de la scène comme une option acceptable. Cette solution offrirait une transition fluide et une forme de démocratie civile, prolongement du président, de son gouvernement et de sa ligne de conduite, acceptée par les Émirats et l’Arabie saoudite.
Que Dieu (qu'Il soit glorifié) guide les décisions.