Économie·

Les aspirations de développement du citoyen dans la balance du travail gouvernemental.

À notre gouvernement respecté… Nous vous félicitons pour la confiance que le Haut Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani place en vous, et nous vous rappelons que le contrat qui nous lie est : le travail assidu à mettre en œuvre et à décliner le programme de Sa Majesté afin que le citoyen le vive concrètement…

AI
Alakhbar.infoTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, dans un pays à l’économie naissante, le temps n’est pas seulement un facteur temporel, mais un capital national qu’il faut investir pour accélérer le développement. Aucun État ne peut atteindre ses ambitions de développement si l’efficacité n’est pas la norme, la justice la balance et l’intégrité le fondement. Les nations se construisent avec les bras de leurs enfants et prospèrent grâce à l’esprit de leurs dévoués.

L’espoir demeure grand que notre gouvernement respecté fasse du projet national du Haut‑Commissaire de la République une réalité tangible, où l’homme compétent devient le symbole de l’étape, où la loyauté est envers la patrie, non envers des clans ou des intérêts, où le travail sincère prime sur tout autre critère. Les nations ne progressent qu’avec leurs enfants compétents, leurs réalisations ne sont préservées que par la justice, et leur avenir n’est garanti que par le placement de la bonne personne au bon poste. Avant de parler de taux de croissance, d’indicateurs économiques, d’équilibres budgétaires, d’investissements majeurs et de projets structurants, nous voulons que vous vous rappeliez une vérité simple: aucune politique publique ne doit ignorer que l’économie n’a de valeur sociale que si son impact se reflète sur la vie, la dignité et la capacité du citoyen.

Nous vous demandons de protéger les biens de première nécessité et les services indispensables du citoyen contre la spéculation, les intermédiaires non productifs, les monopoles et toute forme d’enrichissement illicite au détriment des besoins du peuple. Lorsque le produit du pêcheur, du cultivateur ou de l’agriculteur quitte la main du producteur à un prix fixé, puis arrive au citoyen à un prix multiplié, il ne suffit pas de se contenter de répéter « le marché est libre ». Il faut interroger le chemin parcouru par ce prix.

Demandez qui a ajouté toutes ces majorations… Demandez qui profite de la subsistance du citoyen sans semer, cultiver, produire ou créer une valeur ajoutée. La liberté du marché ne signifie pas la liberté d’épuiser les citoyens, et la concurrence n’est saine que lorsque le citoyen n’est pas l’unique acteur sans pouvoir de négociation. Notre gouvernement respecté… Nous voulons une économie qui génère de la richesse, des investisseurs performants, des entreprises solides créant des emplois, qui respectent les délais et la qualité exigés dans la réalisation des projets et contribuent au développement du pays.

Nous voulons un gouvernement qui n’hésite pas à poser la question lorsqu’apparaissent d’immenses richesses incompatibles avec les revenus déclarés de leurs détenteurs. D’où vient cette richesse? Nous voulons que cette interrogation passe des simples conversations populaires aux institutions, aux lois et aux procédures.

Nous souhaitons renforcer les mécanismes de contrôle de l’enrichissement injustifié, lier la richesse à la transparence, encourager la déclaration des biens et tracer les sources de gains lorsqu’ils sont obscurs ou inexpliqués. Nous voulons également ouvrir un débat national sérieux sur la concentration de la richesse, les monopoles, les rentes, et sur les moyens d’assurer que l’enrichissement légitime reste un droit, sans que l’économie ne devienne une machine qui rend les riches plus riches et les pauvres plus vulnérables. Nous voulons un gouvernement qui intervienne lorsque le pouvoir d’achat est menacé, qui lutte contre la spéculation et les monopoles, qui soutient une concurrence réelle et qui recherche des mécanismes efficaces pour rendre les biens essentiels accessibles à tous.

Nous voulons un gouvernement, en cas de crise internationale, qui ne se contente pas de nous relayer les évolutions comme un facteur de poste qui reçoit la crise de l’extérieur puis la transmet intégralement aux citoyens; le gouvernement n’est pas un pont sur lequel les crises internationales traversent directement les tables et les porte‑feuilles des familles. Nous voulons que notre gouvernement soit un mur protecteur contre l’inflation, un mur contre le monopole, la spéculation et l’avidité, un mur contre toute crise dont les effets pourraient être atténués avant d’atteindre le citoyen. Notre gouvernement respecté… Placez le citoyen au cœur des calculs, et lorsque les chiffres vous sont présentés, ne regardez pas seulement le taux de croissance, mais interrogez les salaires et les revenus des gens.

Quand on vous montre les taux d’inflation, ne vous contentez pas du pourcentage global, examinez les prix de la viande, des légumes, de l’huile, du riz, des médicaments, du transport et du logement. Et quand vous parlez des grands investissements, demandez aussi combien de postes décents vous avez créés et comment cela a influé sur le niveau de vie. L’économie réelle pour le citoyen n’est pas un rapport financier; c’est ce qui reste dans son portefeuille à la fin du mois après avoir payé le logement, l’eau, l’électricité, le transport, les soins, les frais de scolarité de ses enfants et de sa famille.

Si son salaire s’épuise avant la fin du mois, ne lui dites pas que les indicateurs économiques vont bien. Si le citoyen est économiquement épuisé, il y a quelque chose dans les politiques qui doit être revu, même si les chiffres semblent rassurants. Voici notre message: nous ne vous demandons pas d’empêcher chaque crise – cela est impossible – ni de contrôler les marchés internationaux, ce qui échappe à votre pouvoir.

Mais nous vous demandons ce que vous pouvez faire: ne laissez pas le citoyen affronter les crises seul. Nous voulons que vous soyez un mur qui le protège. Atténuez le choc, répartissez les charges avec justice, surveillez les marchés, sanctionnez les monopoles, combattez les spéculateurs, et interrogez chaque richesse obscure, chaque profit exagéré tiré des besoins du peuple.

Le gouvernement qui mérite la confiance du citoyen n’est pas celui qui lui décrit la taille de la tempête, mais celui qui se tient devant lui pour alléger son fardeau. Soyez un mur protecteur pour les citoyens… pas un pont sur lequel les crises traversent leurs poches. Par le député: Sidi Ahmed Mohamed El Hassan.

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