CTM s’étonne des conclusions accompagnées de la diffusion du rapport réel des deux stations et confirme la sécurité de ses procédures.
Les Nouvelles (Nouakchott) ont été surprises par la société CTM de construction quant à la raison de la diffusion du résumé du rapport du comité d’enquête indépendant concernant les deux incendies qui ont touché les postes de transformation électrique à Toujane et Tarf Zina les 21 et 22 août 2026 de…

Il ressort que la société a indiqué que la fabrication des câbles a débuté après l’approbation du fournisseur et des spécifications techniques, et que le processus de fabrication a duré environ 35 jours, selon les documents conservés par la société. Elle a précisé qu’à l’issue de la fabrication, des experts de la Somelec ont participé à l’inspection de l’usine, et que CTM a fait appel à l’organisme technique indépendant BTS pour superviser les tests des câbles et vérifier leur conformité aux spécifications contractuelles. Selon le communiqué, les essais ont été réalisés le 13 juin 2025, et un rapport technique ainsi qu’un procès‑verbal ont été établis, documentant les contrôles, les résultats et les caractéristiques techniques des câbles, accompagnés de photos attestant du déroulement des essais et de la participation du comité concerné.
Après cette étape, l’expédition a été effectuée avec l’accord de la Somelec daté du 19 juin 2025. La cargaison de câbles, composée de 20 conteneurs, est arrivée au port de Nouakchott le 14 septembre 2025. Le 25 novembre 2025, les câbles ont été réceptionnés dans l’entrepôt principal en présence d’une commission du ministère et de la Somelec, selon un procès‑verbal de réception attestant de leur conformité aux spécifications contractuelles.
La société a souligné que ces documents constituent, pris ensemble, un registre officiel des étapes d’approbation, de fabrication, de contrôle et de réception des câbles, éléments essentiels pour évaluer le respect par CTM de ses obligations contractuelles. Entre le 16 et le 20 octobre 2025, CTM a dépêché une équipe d’experts et d’ingénieurs pour inspecter les cellules électriques existantes destinées à être raccordées aux nouvelles liaisons. L’inspection a révélé des manquements relatifs à l’état des cellules et à leur disponibilité pour le raccordement et la mise en service, constatations consignées dans un rapport technique détaillé illustré de photos.
Le communiqué indique que la société a officiellement transmis le rapport à la Somelec le 5 novembre 2025, puis a relancé la correspondance pour insister sur les observations relevées et l’indisponibilité des cellules, en proposant éventuellement de fournir de nouvelles cellules si nécessaire. CTM a ajouté que ces échanges revêtent une importance particulière car ils « prouvent que la société a consigné ses observations techniques et les a communiquées au maître d’ouvrage bien avant les incendies. Ils montrent également que la société n’a pas négligé l’état des installations à raccorder, mais a pris l’initiative de les inspecter, de documenter les remarques et de les transmettre à l’autorité compétente ».
Le rapport et les correspondances associées doivent être lus dans le cadre des documents de base du projet, compte tenu des informations qu’ils contiennent sur l’état antérieur des cellules existantes et sur l’étendue des travaux nécessaires à leur préparation. Concernant la réalisation des travaux et les essais de terrain, la société a indiqué qu’après la pose des câbles souterrains, les travaux quotidiens ont été documentés en présence de représentants de la Somelec, selon les procès‑verbaux de réception approuvés. Le 4 février 2026, CTM a adressé une correspondance officielle à la Somelec demandant la réception du projet tout en consignant les réserves relatives aux travaux non achevés, afin de permettre le traitement des manquements restants dans le cadre des responsabilités de chaque partie.
Les documents détenus par la société montrent que la Somelec a publié une demande d’achat urgent de certains disjoncteurs nécessaires aux stations durant janvier 2026, ainsi que la mise à disposition de certains équipements provenant d’autres stations, parmi lesquels des composants CT et VT. CTM a constaté, lors de l’inspection de certains de ces composants, la présence de pièces non utilisables, et a enregistré l’incendie d’une de ces pièces environ une heure après le premier essai, avant son remplacement. La société a souligné l’importance d’intégrer ces faits dans l’évaluation technique globale du projet, d’examiner la provenance, l’état et la date d’installation des équipements utilisés, car cela influe sur la détermination de l’état technique du système de raccordement et de ses composants.
Le 11 mars 2026, des essais des câbles ont été réalisés en présence de la Somelec, incluant des essais VLF à une tension de test de 36 kV, des essais d’isolation avec Megger et des essais de détection de défauts (Fault Detection). Ces essais ont été consignés dans des procès‑verbaux signés par les parties concernées, et CTM affirme que les résultats ont été positifs pour les câbles testés. En mai 2026, à la demande de la Somelec, les essais ont été répétés en présence du représentant de l’ingénieur‑consultant IRAF, permettant une nouvelle vérification des résultats des essais de terrain et leur documentation.
En ce qui concerne les résultats des essais après les incendies, CTM a indiqué que, suite aux deux incendies, le comité d’enquête a demandé une nouvelle inspection des câbles et une évaluation de leur état technique. Les documents sur lesquels s’appuie CTM montrent que les inspections ont été réalisées en présence de représentants de la Somelec, du consultant IRAF, d’experts d’INTECH et de CTM, les résultats étant consignés dans un procès‑verbal dédié. Des inspections individuelles des liaisons ont été effectuées, et la société affirme que les conclusions des essais n’ont révélé aucun défaut dans les liaisons inspectées, selon les procès‑verbaux et les résultats dont elle dispose.
CTM considère que ces conclusions, combinées aux essais d’usine, aux procès‑verbaux de réception et aux essais de terrain antérieurs aux incendies, constituent des éléments essentiels à prendre en compte pour évaluer les causes techniques des deux accidents. Le résumé du rapport du comité d’enquête indique qu’aucune explication précise n’a pu être déterminée quant au mécanisme technique à l’origine de l’étincelle électrique, ni quant à l’emplacement exact de la première défaillance, que ce soit dans le câble, à ses extrémités ou dans les boîtes de connexion. La société précise que la part de responsabilité des incendies doit reposer sur une identification technique précise de la cause directe, son rattachement aux preuves et aux obligations contractuelles pertinentes, et ne peut se limiter à la localisation du point d’origine du feu.
Concernant la coopération avec le comité d’enquête, CTM a affirmé avoir collaboré pleinement, en fournissant des réponses détaillées à plus de quarante questions, accompagnées de documents, de correspondances, de procès‑verbaux d’essais et de dossiers techniques pertinents. La société estime que l’évaluation de sa position doit tenir compte de l’ensemble des preuves présentées, incluant les documents attestant de l’approbation du fournisseur, des essais d’usine, de la réception des câbles, des rapports sur les cellules existantes, ainsi que des essais de terrain réalisés avant et après les incendies. Elle ajoute que, tout en respectant les prérogatives du comité d’enquête et des autorités compétentes, elle réaffirme son droit à ce que ses documents soient présentés et que leur contenu soit examiné de façon complète et équilibrée lors de l’évaluation des responsabilités des parties.