Incendies dans deux postes électriques à Nouakchott : +CTM+ nie sa responsabilité.
La société de construction a contesté les conclusions et les interprétations qui ont accompagné la diffusion du résumé du rapport du comité d’enquête indépendant concernant les deux incendies survenus les 21 et 22 août 2026 dans les postes de transformation électrique de Toujane et Tarfoug Zina.

Il ressort que il ressort que la société de construction a contesté les conclusions et les interprétations qui ont accompagné la diffusion du résumé du rapport du comité d’enquête indépendant concernant les deux incendies survenus les 21 et 22 août 2026 dans les postes de transformation électrique de Tougnin et de Tarfag Zina, estimant que certaines informations diffusées ont porté atteinte à sa réputation sans, selon ses dires, prendre en compte les documents techniques et la correspondance officielle relatifs au projet. Dans un communiqué, l’entreprise a indiqué que le fournisseur et les spécifications techniques des câbles avaient été examinés et approuvés par les autorités compétentes de la société mauritanienne d’électricité (SOMELEC). Elle a ajouté que les câbles avaient fait l’objet de tests en usine le 13 juin 2025, sous la supervision d’une entité technique indépendante et en présence d’experts de SOMELEC, avant d’être expédiés et réceptionnés officiellement en novembre de la même année.
Elle a également mentionné la réalisation de tests sur le terrain en mars et en mai 2026, dont les résultats ont été jugés satisfaisants. CTM a mis l’accent sur les réserves qu’elle aurait formulées concernant l’état des cellules électriques existantes auxquelles les nouveaux câbles devaient être raccordés. Elle a précisé qu’une inspection effectuée en octobre 2025 avait révélé des manquements, consignés dans un rapport transmis à SOMELEC le 5 novembre de la même année.
L’entreprise a évoqué des difficultés liées à certains équipements utilisés lors du raccordement, notamment des composants fournis par d’autres postes électriques, estimant que ces éléments doivent être pris en compte pour déterminer les causes des deux incendies et répartir les responsabilités entre les différentes parties. Elle a ajouté qu’après les incendies, de nouveaux examens des câbles et de leurs connexions ont été menés en présence de représentants de SOMELEC, du bureau d’études IRAF et d’experts d’INTECH et de CTM. Elle a confirmé que ces contrôles n’ont révélé aucun défaut dans les connexions inspectées.
En revanche, le résumé du rapport du comité d’enquête n’aurait pas identifié avec précision la source de l’arc électrique ni l’emplacement de la défaillance initiale, que ce soit au niveau du câble, de ses extrémités ou des boîtes de connexion. Sur cette base, CTM estime que la détermination des responsabilités nécessite de révéler exactement le mécanisme technique à l’origine des deux incendies, ainsi que de revoir les obligations contractuelles de chaque partie. Elle a affirmé avoir collaboré avec le comité d’enquête, en fournissant des réponses à plus de quarante questions et demandes, appuyées par des documents techniques, une correspondance officielle et des procès‑verbaux de tests, et en réclamant que ces documents soient soumis à une étude complète et équilibrée.
Ces informations constituent, à ce jour, la position de l’entreprise et ne suffisent pas à elles seules à établir les causes définitives des deux incendies ni à exonérer aucune partie de sa responsabilité. La décision finale sur ce dossier dépendra de l’examen du rapport complet du comité d’enquête, des résultats techniques disponibles, des réponses de SOMELEC et des autres parties concernées, afin de déterminer les causes des deux accidents et les responsabilités qui y sont liées, compte tenu de l’importance de la sécurité des installations électriques pour les services essentiels de la capitale.