Sécurité·

Avocat du parquet : il n’est pas permis à une disposition générale de suspendre une règle spéciale protégeant le droit à la défense.

Les Nouvelles (Nouakchott) – L’avocat agréé auprès des tribunaux mauritaniens, Moulay Ould El Hafiz, a déclaré qu’il n’est pas permis qu’un texte général entraîne la suspension d’une règle spéciale décidée explicitement par le législateur pour protéger le droit à la défense, en réponse à une déclaration du parquet.

AI
Alakhbar.infoTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, les actualités (Nouakchott) – L’avocat agréé auprès des tribunaux mauritaniens, Molai Ould El Hafiz, a déclaré qu’un texte général ne peut pas entraîner la suspension d’une disposition spéciale explicitement adoptée par le législateur pour protéger le droit à la défense. Il s’agit d’une réponse à la déclaration du parquet concernant l’interdiction faite aux avocats de rencontrer leurs clients dans le dossier connu sous le nom de « dossier des blogueurs de l’étranger », classant leur affaire parmi les affaires de sécurité de l’État. Dans son commentaire à ladite déclaration, l’avocat a rappelé que l’article 32 de la loi qui régit la profession d’avocat contient un texte explicite, non susceptible d’interprétation, stipulant que l’avocat a le droit d’assister les personnes devant les autorités judiciaires et de contacter la personne détenue dès son arrestation.

Il a ajouté que cela s’effectue à la demande même de la personne détenue, ou à la demande de son conjoint ou de l’un de ses ascendants ou descendants, dans des circonstances permettant à l’avocat d’accomplir son devoir de défense, rejetant l’idée que la règle juridique établie est que le particulier restreint le général. Molai Ould El Hafiz a souligné que la protection du détenu et la garantie de son droit de contacter son avocat ne constituent pas un privilège de l’avocat, ni une ingérence dans l’action des autorités judiciaires, mais bien une garantie légale pour le détenu et un moyen d’assurer la sécurité des procédures d’enquête ainsi que le respect des droits de toutes les parties. Il a également rappelé que la prise en compte des conditions humaines et juridiques des détenus ne doit pas relever d’une appréciation discrétionnaire, mais doit être strictement encadrée par la loi, ajoutant: « Soit nous appliquons la loi dans son intégralité et avec toutes ses garanties, soit nous nous retrouvons face à une application sélective incompatible avec l’État de droit.

» Selon lui, le parquet doit comprendre que sa position n’est pas une défense d’une violation de la loi, ni une contestation des compétences des autorités judiciaires, mais bien une défense de la loi elle‑même, car la loi est le critère décisif et son respect doit être total, non sélectif, les garanties des détenus étant des droits fixés par le législateur. Le parquet avait indiqué que le dernier paragraphe de l’article 58 du Code de procédure pénale exclut les personnes suspectées d’infractions liées à la sécurité de l’État et au terrorisme du droit de contacter leur avocat pendant toute la période de garde théorique, sans porter atteinte aux autres garanties légales qui leur sont assurées, en référence au dossier médiatisé sous le nom de « dossier des blogueurs de l’étranger ». Le lundi 28 septembre dernier, la police a commencé à arrêter des proches de blogueurs résidant à l’étranger, les accusant de participation à des opérations de chantage que les blogueurs de l’étranger pratiqueraient.

Par la suite, des blogueurs, des journalistes et des agents immobiliers ont également été arrêtés, alors qu’aucune donnée officielle n’est encore disponible sur le nombre total de personnes détenues. Les dernières déclarations à ce sujet proviennent du porte‑parole du gouvernement précédent, qui a indiqué qu’il s’agissait de 17 personnes.

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