l'efficacité gouvernementale
J’ai suivi la visite de terrain du premier ministre mauritanien El Moctar Ould Diay, qui a pu examiner certaines installations gouvernementales achevées ou en cours de réalisation, et, comme tout citoyen dépendant des services officiels, il s’interroge sur les résultats…

D'après les sources officielles, j’ai suivi la visite de terrain du Premier ministre mauritanien El Moctar Ould Diay, au cours de laquelle il a pu constater certaines installations gouvernementales achevées ou en cours de réalisation, et, comme tout citoyen qui dépend des services officiels et s’interroge sur les résultats des actions gouvernementales et leur utilité directe pour lui, il s’est réjoui de la visite. Je fais partie des victimes de la frange marginalisée, qui regarde les déplacements des ministres avec une certaine méfiance, considérant les accords officiels comme de simples prétextes pour prélever les impôts que nous payons de nos poches, ou les revenus des richesses nationales détournés vers des familles privilégiées qui les utilisent pour divertir leurs adolescents. Je ne suis donc pas optimiste à ce sujet.
Lors de son examen de certaines installations, deux points ont attiré mon attention dans l’un des extraits largement diffusés: - Le ministre a remarqué que la porte de l’établissement donne sur une rue relativement étroite. - Au cours de ses questions ciblées aux responsables du projet d’eau, il a demandé à l’un d’eux comment le citoyen bénéficie du service d’eau. Le responsable a répondu que les coupures d’eau ne sont plus aussi fréquentes qu’auparavant et a fourni des informations précises.
Nous, membres de la frange marginalisée, élevés dans un environnement pauvre et n’appartenant pas aux familles qui considèrent le pouvoir comme un héritage légitime, posons les mêmes questions que le Premier ministre et attendons les mêmes réponses: nous voulons connaître les retours directs du service sur nous, les conditions qui nous permettent d’en profiter, sans nous perdre dans les absurdités des politiciens. Le ministre a commenté qu’il préférait que le responsable lui donne un indicateur négatif plutôt que de le distraire avec une information mensongère. Ce n’est pas le ton habituel des ministres auxquels nous sommes habitués, et la remarque sur l’ouverture de la porte sur des rues étroites correspond à notre compréhension du quotidien des citoyens et des marginalisés.
**Lutte contre les débordements** Lors des visites de terrain, malgré le dialogue direct avec les habitants, l’équipe du Premier ministre doit rester vigilante face aux débordements qui pourraient nuire à l’efficacité et profiter à leurs propres intérêts. Il y a des dizaines de nos fonctionnaires qu’il faut contrôler et examiner attentivement leurs décisions. Un des chefs de visite a été interrogé par le Premier ministre; il a répondu à une question hypothétique, puis El Moctar Ould Diay a repris la question pour poursuivre son interrogation.
Il est curieux de constater que les activistes ont partagé des publications le qualifiant d’inexact, du moins! Le citoyen ordinaire peut simplement participer à l’évaluation des visites, signaler toute information mensongère donnée au Premier ministre via la plateforme « Ain », qui était le canal du citoyen vers le Premier ministre et dont il a tiré profit pour créer et corriger des données. Le citoyen simple se demande: l’espoir est‑il crédible?
El Moctar Ould Diay a promis que ses visites de terrain se poursuivraient si la nécessité l’exigeait, et il a évoqué dans sa dernière déclaration médiatique la résiliation de contrats avec des entrepreneurs pour non‑respect de certaines clauses, ainsi que la suspension d’appels d’offres parce que les participants avaient soumis des dossiers contenant des documents falsifiés. Question du citoyen ordinaire: le Premier ministre (spécialiste en statistiques) continuera‑t‑il à examiner les dossiers en détail, à en assurer le suivi rigoureux et à tenir les responsables pour compte? Il est certain qu’une volonté supérieure pousse le Premier ministre à agir sur le terrain, et qu’il existe des problèmes dans notre société (El Moctar Ould Diay en a cité quelques‑uns sous le dôme du parlement) qui nécessitent également de couper la route aux protecteurs de ces problèmes et à leurs profiteurs, dont les mères sont la corruption et le népotisme.