Le gouvernement approuve le projet de budget 2027 de plus de 1,5 trillion ouguiya ancien.
Les Nouvelles (Nouakchott) – Le projet de budget de l’État pour l’année 2027, approuvé par le gouvernement lors de sa réunion d’aujourd’hui, s’élève à 1,521 trillion d’ouguiya ancienne, contre 1,403 trillion d’ouguiya ancienne dans le budget 2026 révisé, soit une hausse de 118…

Selon les dernières informations, les Nouvelles (Nouakchott) – Le projet de budget de l’État pour l’année 2027, adopté par le gouvernement lors de sa réunion d’aujourd’hui, s’élève à 1 521 trillions d’ouguiya ancienne, contre 1 403 trillions d’ouguiya ancienne dans le budget révisé de 2026, soit une hausse de 118 milliards d’ouguiya ancienne. Le gouvernement a indiqué dans le communiqué publié après sa réunion que le projet de loi qu’il a approuvé aujourd’hui, en vue de le transmettre au parlement, fixe les recettes totales et les subventions à 152,11 milliards d’ouguiya nouvelle, les dépenses totales et les emprunts nets à 145,91 milliards d’ouguiya nouvelle, générant ainsi un excédent global de 6,20 milliards d’ouguiya nouvelle, dans le respect du plafond de la règle budgétaire sus‑mentionnée. Le gouvernement a ajouté que le projet de loi de finances 2027 s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani « Mon ambition pour la patrie », exécuté à travers la politique générale du gouvernement, ainsi que la stratégie de croissance accélérée et de bien‑être partagé 2016‑2030.
Il a été précisé que le projet de budget a été élaboré sur la base du document de programmation budgétaire à moyen terme 2027‑2029, approuvé par le Conseil des ministres le 1er juillet 2026, et conformément à la nouvelle règle budgétaire énoncée à l’article 46 du texte réglementaire n° 019‑2026 du 1 juin 2026, ainsi que son décret d’application n° 2026‑090 du 3 juin 2026. Le gouvernement a souligné que cette règle repose sur « la maîtrise du solde primaire hors recettes d’extraction, dans la limite de 3,5 % du produit intérieur brut nominal ». Il a été rappelé que le présent projet de loi s’appuie sur un taux de croissance économique réel national de 0,5 % en 2027, avec une moyenne de 4,3 % sur la période 2027‑2029, et sur un taux d’inflation d’environ 3,3 %, dans un contexte international toujours affecté par les répercussions du conflit au Moyen‑Orient.
Le gouvernement a indiqué que le projet de budget suit la mécanique séquentielle de la règle budgétaire, les recettes étant estimées à partir d’hypothèses macro‑économiques, puis le cadre budgétaire compatible avec l’objectif du solde primaire hors recettes d’extraction est fixé comme plafond global des dépenses. Il a été précisé que le solde primaire hors extraction, subventions comprises, s’établit en 2027 à (‑21,03) milliards d’ouguiya nouvelle, soit (‑3,5 %) du PIB, contre (‑22,18) milliards d’ouguiya nouvelle, soit (‑4,0 %) en 2026. Le gouvernement a confirmé que les programmes prioritaires constituent un véritable moteur de la transformation nationale et de l’amélioration des conditions de vie des citoyens, comme le reflètent des investissements structurels majeurs, notamment le programme de développement de la ville de Nouakchott, dont la deuxième phase est estimée à 115,9 milliards d’ouguiya ancienne, et le programme d’urgence visant à généraliser l’accès aux services de base du développement local, doté de 264 milliards d’ouguiya ancienne pour la période 2025‑2027.
Parmi ces programmes, le communiqué publié après la réunion du gouvernement mentionne le programme de développement de la wilaya de Dakhlet Nouadhibou (2026‑2029), adopté par le Conseil des ministres en juillet 2026, avec un budget total d’environ 396 milliards d’ouguiya ancienne, dont 254,4 milliards d’ouguiya ancienne pour les infrastructures soutenant les secteurs productifs (port en eaux profondes, station de traitement des eaux usées du secteur de la pêche), 46,3 milliards d’ouguiya ancienne pour l’eau et l’assainissement, 30,6 milliards d’ouguiya ancienne pour les routes et les transports, 30,3 milliards d’ouguiya ancienne pour la modernisation urbaine, ainsi que la deuxième phase du programme d’urgence d’accès aux services de base du développement local. Le gouvernement a souligné que les prévisions contenues dans le projet de budget restent exposées aux risques de reprise ou de persistance des tensions au Moyen‑Orient, à une hausse soutenue des prix de l’énergie, à un retard dans la réduction de l’inflation, à une augmentation du poids des subventions, à une possible baisse des cours de l’or ou à un événement imprévu dans la production de gaz, ainsi qu’à un recul rapide des subventions destinées aux projets et des financements bonifiés, sans oublier une mise en œuvre d’investissements inférieure aux attentes. Il a indiqué que, parmi les mécanismes de protection, le cadre budgétaire prévoit un plafond des dépenses découlant de la règle budgétaire, la présence d’une marge de liquidité dans le compte unifié du Trésor à la Banque centrale mauritanienne, et la contribution au Fonds national des recettes pétrolières.
Enfin, le gouvernement a affirmé que le présent projet de loi de finances reflète la volonté du gouvernement de consolider les acquis macro‑économiques, de préserver la durabilité des finances publiques, de renforcer la capacité de l’économie à résister aux chocs externes, tout en maintenant la discipline imposée par la nouvelle règle budgétaire, et de poursuivre un effort d’investissement continu au service de la croissance, de l’emploi et de l’amélioration des conditions de vie de la population.